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MST et IST sont les abréviations de Maladie Sexuellement Transmissible et Infection Sexuellement Transmissible.

 

Les modes de contamination

Aujourd'hui, les maladies sexuellement transmissibles (MST) connaissent une importante progression. Il ne faut en aucun cas les prendre à la légère car si elles ne sont pas traitées rapidement, certaines peuvent devenir graves…

Transmises par les contacts sexuels, génitaux, oro-génitaux ou ano-génitaux, les MST sont des maladies extrêmement contagieuses qui sont dues à des microbes, bactéries, virus ou champignons.

Un seul rapport peut suffire à vous contaminer. Les MST peuvent être transmises à votre bébé si vous êtes enceinte et les conséquences sur sa santé sont souvent graves. Certaines passent fréquemment inaperçues chez les femmes.

Certaines IST se transmettent seulement par simple contact sans qu'il n'y ait de rapport sexuel. Pour ce qui concerne la transmission par voie sexuelle, il suffit que les muqueuses des organes génitaux soient en contact pour être contaminé ou contaminer son partenaire, que ce soit par voie vaginale, anale ou orale.

 

Les symptômes communs aux IST

Les IST peuvent être asymptomatiques (cela signifie qu’aucun symptôme n’apparait). Les symptômes peuvent se manifester sur les organes reproducteurs ainsi que sur la peau autour du vagin, du pénis ou de l’anus.

Par ailleurs, certaines IST provoquent des symptômes d’autres parties du corps, comme c’est le cas des hépatites B et C qui ont un impact sur le foie. On peut donc avoir une IST sans qu’il n’y ait d’effet visible et transmettre une ou plusieurs IST sans le savoir.

Si tu remarques:

  • des écoulements anormaux/pertes provenant du pénis, du vagin ou de l’anus;
  • des sensations de brûlures en urinant;
  • des plaies anormales et/ou démangeaisons, principalement, au niveau des organes génitaux;
  • des douleurs au niveau des organes génitaux et/ou douleurs abdominales;
  • des douleurs pendant les rapports sexuels.

Tu peux avoir un de ces symptômes comme tu peux tous les avoir ou n’en avoir aucun. Il peut arriver que tu sois infecté(e) mais que tu n’aies pas de symptôme.

Si tu as des doutes suite à une prise de risque, le plus judicieux serait de consulter un·e médecin et/ou effectuer un test de dépistage des différentes IST.

 

Les dépistages

Tu peux transmettre une ou plusieurs IST à ton partenaire, si vous avez des relations sexuelles non protégées .

Dans une relation exclusive, il est plus sûr d’effectuer un test de dépistage des différentes IST avant d’envisager l’arrêt des protections.. Si tu as découvert que tu es contaminé à une ou plusieurs IST, le plus judicieux serait de prévenir tes partenaires des 3 derniers mois, afin qu’il fassent un test de dépistage. Tu peux effectuer un test de dépistage en centre de dépistage, en centre de planning familial ou dans un laboratoire d’analyses médicales sur prescription de ton médecin. Il faut noter que les dépistages en centre sont gratuits et anonymes.

La plupart des IST peuvent se dépister 1 mois après la prise de risque. Pour ce qui est du VIH, il est possible de le dépister 6 semaines après la prise de risque grâce aux tests de 4ème génération. Les tests de 3ème génération, quant à eux, permettent de dépister une contamination au VIH, 3 mois après la prise de risque.

Plus connue sous le terme familier de "chaude pisse", la blennorragie est une infection sexuellement transmissible relativement fréquente (environ 500 000 cas par an en France). Voici comment la reconnaître et surtout comment l'éviter.

 

Blennorragie : 4e infection sexuellement transmissible

Si elle fait partie des infections sexuellement transmissibles relativement bénignes en cas de traitement, la blennorragie reste une infection répandue.

On note une augmentation des cas depuis les années 90 en raison notamment de l'évolution des pratiques sexuelles et de la multiplication des comportements à risques (rapports non protégés, partenaires multiples...). Par ailleurs, la blennorragie peut être contractée en même tant que d'autres MST comme le VIH par exemple (principe de coïnfection).

Les populations les plus concernées sont les adolescents et les jeunes adultes dont les comportements à risques sont plus fréquents. La bactérie se transmet par les sécrétions génitales lors des rapports sexuels non protégés.

Dans certains cas, il peut y avoir une atteinte pharyngée lors de rapports oro-génitaux. Si les patients ne se font pas traiter, l'infection peut disséminer dans tout le corps

 

Hommes, femmes, quels symptômes ?

Chez l'homme, la blennorragie est désignée comme la maladie de la "chaude pisse" car le principal symptôme est une sensation de brûlure au moment d'uriner. Cette douleur s'accompagne généralement d'un écoulement purulent jaunâtre et épais (urétrite).

Chez la femme, on constate généralement une modification des pertes vaginales qui peuvent se révéler abondantes, malodorantes avec le plus souvent une couleur inhabituelle (jaunâtre). Ces troubles peuvent être associés à des démangeaisons, des brûlures urinaires ou des douleurs pendant les rapports.

 

Diagnostic et traitement des blennorragies

Si vous pensez avoir contracté la blennorragie, la première chose à faire est de consulter votre médecin généraliste qui vous orientera si besoin chez le gynécologue ou l'urologue. En général un prélèvement en laboratoire est prescrit afin de confirmer le diagnostic et de vérifier par la même occasion si le patient n'a pas d'autres infections sexuellement transmissibles.

Le traitement se fait par antibiotique et doit être suivi par les deux partenaires en même temps. A savoir : les délais entre la contamination et les premiers symptômes est de l'ordre de 2 jours à 3 semaines, il faut donc prévenir les autres partenaires si vous avez eu des rapports non protégés jusqu'à un mois avant le début des symptômes.

De plus, il peut y avoir des conséquences sur la fertilité féminine et masculine en cas d'absence de traitement. Enfin, il y aura certaines précautions à prendre à la naissance d'un nouveau-né dont la mère est infectée.

 

Une amélioration des troubles sous 48 heures

S'il faut éviter les rapports sexuels pendant quelques jours, les troubles ressentis s'améliorent rapidement grâce au traitement et les douleurs ne devraient pas dépasser 48 heures.

Cependant, un traitement adapté et administré dès la survenue des symptômes est indispensable. Enfin, rappelez-vous que si la blennorragie n'est pas la plus dangereuse des MST, avoir des rapports non protégés peut engendrer bien d'autres maladies !

Très contagieuse, l'infection par Chlamydia trachomatis se transmet lors des rapports sexuels non protégés. Souvent dénuée de symptômes, cette bactérie peut entraîner une infertilité chez la femme. Le point sur le dépistage, la prévention, les traitements et les complications.

 

Qu’est-ce que la Chlamydia ?

L’infection à Chlamydia est la première infection sexuellement transmissible(IST) chez les jeunes. Elle touche principalement la tranche d'âge de 18 à 24 ans : dans cette dernière, 3,6% des femmes et 2,4% des hommes sont infectés. Elle est provoquée par une bactérie du type Chlamydia trachomatis.

La présence fréquente de Chlamydia trachomatis (CT), en particulier chez les jeunes, est expliquée par son caractère très contagieux : le germe est transmis lors de rapports sexuels non protégés (oral, anal, vaginal).

 

 

Symptômes : une infection « sournoise »

Le plus souvent, l'infection à Chlamydia est dénue de symptômes, et beaucoup d'individus peuvent l'avoir contractée sans même le savoir. Dangereuse pour la fertilité, l'infection doit être rapidement diagnostiquée pour ne pas entraîner de complications.

En effet, la bactérie Chlamydia trachomatis est fréquemment hébergée par des hommes et des femmes qui ne présentent aucun symptôme : 64% des femmes et 68 % des hommes ayant eu un dépistage positif en 2009 n’avaient identifié aucun signe visible.

Chez la femme, l’infection à Chlamydia est fréquemment asymptomatique, mais peut également se traduire par :

  • Des signes évoquant une infection urinaire ou une mycose ;
  • Des écoulements anormaux du vagin ;
  • Des douleurs pendant l’acte sexuel ;
  • De la fièvre ;
  • Des douleurs au bas-ventre.

Chez l’homme, l’infection à Chlamydia reste souvent inaperçue et n'est diagnostiquée qu'au stade d’épididymite (inflammation de l'épididyme, voie excrétrice accolée aux testicules par laquelle transitent les spermatozoïdes). Parfois, une ou deux semaines après la contamination, certains symptômes peuvent apparaître :

  • Une urétrite se traduisant par des brûlures lorsque l'on urine ;
  • Des écoulements ou de simples picotements passant presque inaperçus ;
  • Des testicules gonflés ;
  • De la fièvre ;
  • Des douleurs au bas-ventre.
 

 

Chlamydia : des conséquences importantes sur la fertilité

Dans les pays industrialisés, l’infection à Chlamydia est la principale cause d’infertilités (dues à l'inflammation des trompes utérines). Les risques de complications concernent surtout les femmes, mais les hommes sont quand même également touchés et peuvent transmettre les Chlamydiæ à leur partenaire.

Chez les femmes, la bactérie Chlamydia peut entraîner des infections génitales hautes avec atteinte de l'utérus et des trompes : endométrites et salpingites. Le risque fréquent de ces infections génitales hautes est d'évoluer de façon plus chronique avec peu de signes (pas de fièvre, peu ou pas de douleurs) et d'être non ou mal traitées.

La fertilité des femmes atteintes d’infections génitales hautes est directement menacée avec un risque de stérilité tubaire (trompes altérées ou bouchées) de 20 % et un risque de grossesse extra-utérine de 10 %.

Appelées aussi condylomes ou crêtes de coq, les verrues génitales sont des lésions de la muqueuse au niveau anal ou vulvo-vaginal. Visibles à l'oeil nu, elles sont particulièrement peu avenantes et bien sûr très contagieuses.

 

Qu'est ce que c'est ?

Les verrues génitales sont dues à certaines souches du papillomavirus (ou HPV), un virus extrêmement fréquent dans la population puisque le risque de faire un jour une infection à HPV est de 80 % à 85 % chez les personnes sexuellement actives. Ce virus peut être contracté facilement dès les premiers attouchements sexuels. La plupart du temps, l'infection au virus HPV reste totalement asymptomatique, cependant lorsque des verrues génitales surviennent, ces dernières doivent être correctement traitées.

 

Verrues génitales : une incubation de 1 à 3 mois

Un à trois mois peuvent se passer entre le moment où l'on contracte l'infection et où celle-ci se développe. Infection sexuellement transmissible très contagieuse, on recense 0,25 à 0,3 % de nouveaux cas par an en France. Le risque de coïnfection est bien sûr important car les verrues génitales se contractent comme les autres MST, c'est-à-dire lors de rapports sexuels non protégés (en particulier : contact direct de peau à peau avec le pénis, vagin, vulve, anus...). A noter : il est possible de contracter le HPV (dont certaines souches sont à l'origine des verrues génitales) en embrassant ou en touchant les parties génitales d'un partenaire avec la bouche.

 

Comment reconnaître les verrues génitales ?

Ces excroissances de tissus ont l'apparence de verrues pigmentées ou couleur chair. Elles se situent au niveau de la verge ou de l'anus chez l'homme et au niveau de la vulve, du vagin, du col de l'utérus ou de l'anus chez la femme. En général une personne infectée a plusieurs verrues de tailles variables mais le plus souvent visibles à l'oeil nu. Si les lésions sont souvent indolores et ne grattent pas, il est pourtant indispensable de les traiter.

 

Condylomes : un traitement douloureux

Le médecin recommande un traitement local d'une durée de 3 à 15 semaines selon les cas. Le patient applique alors une pommade qui va "brûler" les verrues génitales. Si les lésions ne disparaissent pas, on peut orienter le patient vers un traitement par laser ou un acte chirurgical.

 

Verrues génitales : conséquences et recommandations

Bien sûr, l'usage de préservatifs est obligatoire jusqu'à la disparation complète des lésions. Par ailleurs sachez que même si le traitement peut se révéler douloureux il est nécessaire car il n'y a pas de guérison spontanée. Enfin, pour diminuer les risques de contracter cette infection, il existe un vaccin (le Gardasil ®) qui immunise les jeunes filles à partir de 14 ans contre certaines souches du papillomavirus (dont certaines responsables des verrues génitales).

Dans tous les cas, la protection pendant les rapports et le suivi médical restent des recommandations à ne pas négliger.

L'hépatite B est une infection virale qui s'attaque au foie. Le virus se transmet par contact avec le sang ou lors de rapports sexuels. Plus de 250 millions de personnes souffrent d'une infection chronique par le virus de l'hépatite B. Signes de la maladie, diagnostic, traitements, vaccin, Doctissimo fait le point sur l'hépatite B.

 

 

Qu'est-ce que l'hépatite B ?

L'hépatite B est une maladie du foie qui est due à un virus à ADN de la famille des Hépadnavirus. A l'instar du SIDA, l'hépatite B est considérée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme un problème majeur de santé publique.

Dans le monde, environ 257 millions de personnes seraient atteints d'une infection chronique et cette dernière entraînerait environ 780 000 morts par an. En France, 3,2 millions de personnes auraient été en contact avec le virus de l'hépatite B (VHB) et plus de 280 000 auraient une forme chronique de l'infection.

 

 

Causes et facteurs de risque de l'hépatite B

Le virus de l'hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine. En effet, les seules sécrétions ou liquides corporels qui permettent de transmettre le virus sont le sangle spermeles sécrétions vaginalesla salive et les liquides issus d'une plaie.

Pour qu'il y ait transmission, il faut donc qu'un de ces liquides chez le malade passe dans le sang d'une personne saine. La transmission de la mère à l'enfant est aussi possible mais un traitement précoce par immunoglobulines suivi d'une vaccination permettent d'éviter la maladie.

Certains pays présentent plus de risques que d'autres compte-tenu des difficultés à faire appliquer les règles de prévention et du manque de moyens. L'Afrique, l'Asie et l'Amérique du Sud sont les pays les plus touchés.

Le virus peut survivre en dehors du corps pendant au moins 7 jours et il est très contagieux. Les précautions à prendre pour éviter la transmission sont une utilisation systématique de préservatifs pendant les rapports sexuels et d'éviter l'échange de seringues usagées. Des mesures de sensibilisation et d'éducation sont souvent menés chez les populations à risques (toxicomanes aux drogues injectables, etc.).

Chez l'entourage du malade, il faut éviter l'échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériel d‘épilation, etc.).

 

 

Hépatite B : les signes de la maladie

L'infection par le virus de l'hépatite B débute par une période d'incubation silencieuse d'environ 2 mois  mais pouvant aller jusqu'à 6. Comme pour l'hépatite A, après l'incubation, la phase aiguë de la maladie est asymptomatique dans 90 % des cas. Pour les autres, les signes qui apparaissent peuvent être:

  • l'anorexie,
  • une douleur au foie,
  • des nausées, vomissements,
  • une fatigue extrême,
  • une coloration foncée des urines 
  • une jaunisse (ictère) de la peau et des yeux. Cette dernière peut durer plus d'un mois.

Dans de rares cas, l'hépatite aiguë peut dégénérer : on parle d'hépatite fulminante. C'est une urgence car elle est mortelle dans 90 % des cas. Elle nécessite donc souvent une transplantation hépatique (greffe de foie).

 

 

Le diagnostic de l'hépatite B

Sur la base des symptômes décrits ci-dessus, le médecin va palper votre foie pour vérifier qu'il est bien l'organe atteint. L'observation va orienter son diagnostic vers une hépatite. Après avoir interrogé le patient, il pourra envisager de quel type d'hépatite il s'agit : virale, médicamenteuse, alcoolique, etc. Mais il devra prescrire un bilan sanguin pour s'en assurer car c'est la seule manière de vérifier qu'il s'agit bien d'une hépatite B.

 

 

Examens et analyses complémentaires en cas d'hépatite B

Les premiers examens demandés par le médecin seront une étude des marqueurs qui signent l'existence d'une atteinte du foie : transaminases et bilirubine.

Aussi, il prescrira une sérologie c'est-à-dire une recherche dans le sang de la présence d'anticorps spécifiques des principales hépatites. Ces anticorps sont un des moyens de défense de l'organisme contre le virus, ils ne sont présents qu'en cas d'infection.

Dans le cas de l'hépatite B aiguë, les anticorps (Ac) recherchés sont des Ac anti-HBc c'est-à-dire des anticorps dirigés envers une protéine particulière. Ensuite, d'autres examens biologiques peuvent être prescrits pour connaître l'historique de l'hépatite : Ac anti-HBs, antigène (Ag) HBs et ADN-VHB. Pour en savoir plus, découvrez notre article sur la sérologie de l'hépatite B.

En cas d'hépatite chronique, une PBH (ponction de biopsie hépatique) est pratiquée pour connaître l'état du tissus hépatique : fibrose, cirrhose voire cancer. La fiabilité des méthodes non invasives préconisées par des sociétés savantes pour évaluer la fibrose hépatique (fibrotest, fibroscan...) n'est pas reconnue par la Haute autorité de santé (HAS)

 

 

Évolution de l'hépatite B

L'infection par le virus de l'hépatite B peut évoluer vers la chronicité dans 10 % des cas. Cela signifie que le patient sera porteur du virus toute sa vie (mais pas forcément malade). Dans les 90 % restants, elle évolue spontanément vers la guérison. Cette évolution n'est pas influencée par le fait que la phase aiguë ait été symptomatique ou non.

Les porteurs chroniques ont environ 2 chances sur 3 de présenter une hépatite chronique active (le tiers restant asymptomatique et hors de danger toute leur vie). Une fois sur 2, cette hépatite chronique active évoluera en cirrhose. A terme, la cirrhose qui découle de l'hépatite B peut évoluer en cancer du foie.

 

 

Traitement de l'hépatite B

Seule l'hépatite B chronique active est traitée par des médicaments spécifiques. En début d'hépatite, à la phase aiguë, reposarrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux par exemple), arrêt de toute boisson alcoolisée et alimentation équilibrée sont les seules mesures à prendre.

En cas d'hépatite chronique active documentée (c'est-à-dire prouvée par des examens biologiques et ou biopsie), le traitement repose sur la prescription d'analogues nucléosidiques (ténofovir, entecavir...) qui sont des médicaments qui bloquent certains mécanismes de réplication du virus. Une autre option est l'administration d'interférons : interféron alpha 2a ou alpha 2b, associé le plus souvent à un antiviral, la lamivudine.

 

 

Hépatite B : un vaccin efficace 

Il existe des vaccins contre l'hépatite B. Ceux-ci sont efficaces et assurent une immunité durable. Un rappel doit être effectué tous les 10 ans. Actuellement, la vaccination est surtout recommandée chez les personnes à risques (elle est obligatoire chez tous les personnels de santé) et chez l'enfant. Dans ce dernier cas, le but est l'éradication de la maladie.

La France s'est lancée dans un programme de vaccination à la suite des recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé en 1991. Selon l'OMS, ce vaccin est efficace à 95% dans la prévention de l'infection et du développement d'une hépatite chronique et d'un cancer du foie dû à la maladie.

Une polémique concernant un lien éventuel entre cette vaccination et la survenue de la sclérose en plaque a fait grand bruit. Pourtant, comme le rappelle l'Inserm, aucune étude scientifique n'a permis de démontrer ce risque et les recommandations n'ont donc pas changé depuis; même si la surveillance s'est renforcée.

En France, on estime qu'environ 10 millions de personnes sont atteintes d'herpès labial, 2 millions d'herpès génital, 60 000 d'herpès oculaire et l'on recense encore au moins une vingtaine de cas d'herpès néo-natal et environ 200 cas de méningites herpétiques chaque année ! 

Du "bouton de fièvre" à l'herpès génital, cette maladie peut également toucher d'autres parties du visage et dans une forme plus sévère, les yeux. Outre ses complications parfois graves, l'herpès est souvent l'objet d'un repli sur soi et d'un réel malaise psychologique.

 

L'herpès : une maladie virale

  • L'herpès labial (des lèvres) est le plus courant. Il revêt souvent le nom de "bouton de fièvre" bien connu. C'est l'herpès du visage le plus fréquent, mais l'herpès a également des formes plus sévères, qui peuvent toucher d'autres parties du visage, notamment les yeux (herpès oculaire) ;
  • L'herpès génital, c'est-à-dire celui qui touche les parties sexuelles et avoisinantes, concernerait plus de 2 millions de personnes en France. Cette forme d'herpès est généralement plus contraignante. C'est une Maladie Sexuellement Transmissible et les crises, récidivantes, peuvent être à l'origine de douleurs et d'inconfort psychologique, qui altèrent la qualité de vie.

 

L'herpès, un virus qui reste à vie dans l'organisme

Le virus de l'herpès est une particule infectieuse extrêmement petite qui se multiplie dans l'organisme. Ce virus s'appelle l'Herpès Simplex Virus (HSV). Il en existe deux types :

  •  Le virus de type 1 responsable de la majorité des herpès situés au-dessus de la taille, il correspond généralement à l'herpès labial, c'est-à-dire le classique "bouton de fièvre". Mais l'herpès peut également se développer sur d'autres parties du visage, comme les yeux par exemple ;
  •  Le virus de type 2 correspond le plus souvent à l'herpès génital. Il touche généralement les parties sexuelles, mais peut également se développer sur les fesses et les cuisses.

Le virus de l'herpès reste à vie dans l'organisme. On peut apprendre à contrôler ses effets ; on ne peut jamais s'en débarrasser définitivement.

 

L'herpès, un hôte bien dissimulé

Le premier contact avec le virus de l'herpès génital se fait lors des rapports sexuels. Une fois dans les organes génitaux, le virus suit le trajet d'un nerf, qui le conduit à un ganglion nerveux situé au bas du dos. Là, il élit domicile à vie et devient un hôte invisible.

Le virus sommeille ainsi dans ce ganglion et se réveille de temps en temps : il sort alors du ganglion, reprend le même trajet nerveux qu'à l'aller et réapparaît là où il a été contracté : ce sont les poussées d'herpès, dont le rythme et l'intensité sont variables d'un individu à l'autre.

 

L'herpès génital est une maladie sexuellement transmissible

La contamination par le virus de l'herpès se fait par voie sexuelle, lors d'un rapport avec une personne porteuse du virus. Le seul contact avec la peau, les organes génitaux suffit à transmettre la maladie.

 

L'herpès est contagieux !

Comme de nombreuses maladies virales, l'herpès est une maladie très contagieuse. Le risque de contagion est plus important si le partenaire sexuel est en période de "poussée" d'herpès. Mais il existe également, dans de moindres proportions, en dehors de ces périodes, alors qu'aucun symptôme n'est apparent.

 

De l'herpès labial (ou bouton de fièvre) à l'herpès génital

Un rapport sexuel mettant en contact la bouche avec le sexe peut être à l'origine d'une transmission du virus de l'herpès labial sur les parties sexuelles. C'est le cas de 10 à 30 % des herpès génitaux. L'inverse est également possible.

Les mycoses vaginales sont des infections vaginales extrêmement fréquentes. Elles représentent 20 % des examens pratiqués par les laboratoires. La gêne et la douleur sont telles qu'elles obligent le plus souvent à consulter en urgence un médecin. Zoom sur ces affections intimes.

75 % des femmes ont une mycose vaginale au moins une fois dans leur vie. Cette infection bénigne se soigne avec un traitement simple et il existe de nombreux moyens d'éviter les récidives, assez fréquentes.

 

Qu'est-ce qu'une mycose vaginale ?

La mycose vaginale est une infection génitale généralement bénigne. Elle est engendrée par un champignon de type levure, la plupart du temps par le Candida Albicans, qui se trouve naturellement dans l’appareil génital.

 

Causes de la mycose vaginale : candida albicans, un champignon très répandu

À l'origine des mycoses génitales, on retrouve souvent le même champignon de la famille des levures : le Candida albicans. Il est capable d'affecter n'importe quelle partie de l'organisme : bouche, pharynx, oesophage, peau, intestin, mais le plus souvent le vagin.

La plupart du temps, il ne provoque pas de troubles. Toutefois, sur les 25 % de femmes porteuses de ce champignon, 75 % d'entre elles feront au moins un épisode de mycose vaginale dans leur vie. Pour deux-tiers des femmes, l'infection résulte d'une modification de l'équilibre naturel de la flore vaginale. Pour le tiers restant, la contamination est externe, par contact sexuel ou avec un objet infecté.

 

Facteurs de risques de la mycose vaginale

Pourquoi des micro-organismes naturellement inoffensifs deviennent un problème ? Cette modification peut être liée à de nombreux facteurs :

  • Grossesse ;
  • Diabète ;
  • Maladies endocriniennes ;
  • Acidité vaginale ;
  • Période menstruelle ;
  • Prise d'antibiotiques ;
  • Teneur accrue de sucre dans les secrétions vaginales ;
  • Contamination de l'intestin ;
  • Matières synthétiques ou vêtements serrés ;
  • Agressions chimiques par des savons acides et par le chlore des piscines ;
  • Infection par le virus du sida (cas très rares).

 

Symptômes de la mycose vaginale

Une fois l'infection vaginale déclarée, les symptômes ne trompent pas :

  • Démangeaisons permanentes de la vulve et de l'entrée du vagin ;
  • Pertes blanches épaisses et crémeuses ;
  • Brûlures vaginales pendant les mictions ;
  • Rapports sexuels de plus en plus douloureux ;
  • Vulve rouge vif et gonflée.

 

La mycose vaginale est-elle contagieuse ?

La mycose vaginale n'est pas considérée comme une IST (infection sexuellement transmissible) . Elle peut effectivement être réactivée lors de rapports sexuels non protégés, mais il ne s'agit pas de transmission à proprement parler. Toutefois, afin d'éviter les récidives, le partenaire devra être traité, en particulier s'il présente des symptômes de mycose sur son pénis.

 

Traitement de la mycose vaginale

Il existe deux traitements différents pour la mycose vaginale :

UN TRAITEMENT SYSTÉMIQUE

Il s'effectue avec la prise d'un médicament antifongique (capsules ou de comprimés) à prendre oralement. En passant par le flux sanguin, le médicament antifongique atteint les muqueuses où il détruit les champignons. Ce traitement est disponible uniquement sur ordonnance et nécessite donc la consultation de votre médecin traitant.

Celui-ci pourra également réaliser un prélèvement vaginal sur un écouvillon (sorte de grand coton-tige stérile) qui sera analysé au laboratoire pour déterminer quel est le micro-organisme incriminé et déterminer aussi le traitement le plus efficace pour l’éradiquer ou tout du moins le réguler à sa quantité normale.

UN TRAITEMENT LOCAL

La mycose vaginale est traitée plus généralement par des ovules vaginaux à introduire principalement le soir, y compris durant les règles. Il existe aujourd'hui des traitements monodoses (une seule ovule) ou de courte durée (sur 3 jours, un ovule à mettre tous les soirs pendant 3 jours), qui sont très efficaces. Ils sont généralement disponibles en pharmacie sans ordonnance.

Votre médecin ou votre pharmacien pourra également vous prescrire une crème ou une lotion à appliquer sur la peau et les muqueuses externes.

À noter : Certains médicaments comme les ovules sont disponibles sans ordonnance en pharmacie (ils ne sont donc pas remboursés). Toutefois, il faut être sûre que vous êtes bien sujette à une mycose vaginale, autrement il est déconseillé d'avoir recours à l'automédication sans consulter, surtout si vous êtes enceinte ou s'il s'agit de votre première mycose. 

 

Mycose vaginale : éviter les récidives 

C'est souvent là que le bât blesse : les récidives sont fréquentes. Voici cinq conseils qui permettent de limiter ce risque :

1. Préférez des sous-vêtements en coton, lavables à 60°C car ces champignons ont la vie dure ;

2. Pour votre toilette intime et quotidienne, supprimez les bains désinfectants, douches vaginales, savons parfumés et autres sprays intimes ;

3. Utilisez éventuellement des lubrifiants pour prévenir les lésions mécaniques lors des rapports sexuels ;

4. Après un bain en piscine, rincez-vous immédiatement à l'eau courante et ne gardez pas un maillot de bain humide ;

5. Enfin, évitez les excès de sucreries qui nourrissent vos champignons.

Qu'est ce que c'est ?

Le Human Papillomavirus (HPV) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues, chez les femmes mais aussi les hommes : environ 70 à 80% de la population sexuellement active sera en contact avec ce virus au cours de sa vie sexuelle.

Il existe différents types de virus HPV.

Certains types de virus sont à l’origine des condylomes, également appelés verrues génitales ou encore crêtes de coq. Ces verrues, uniques ou en groupe, se développent généralement dans la zone ano-génitale (anus, périnée, pénis, vulve) et sont extrêmement contagieuses. Elles n’évoluent pas en cancer mais peuvent être gênantes physiquement et psychologiquement.

D’autres types de HPV sont à l’origine de lésions précancéreuses et peuvent engendrer des cancers du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du pénis et de la gorge.

Toutefois, il existe des vaccins qui protègent contre certains types de HPV tant chez les femmes que chez les hommes. En Belgique, le vaccin est remboursé pour les jeunes filles âgées entre 12 et 19 ans maximum lors de sa première administration. Il devrait bientôt être remboursé également pour les garçons (septembre 2019).

L’efficacité du vaccin est augmentée s’il est administré avant les premiers rapports sexuels.

 

 

Modes de transmission

Le HPV se transmet par :
  • contact sexuel (vaginal, anal et oral)
  • par contact cutané (frottement, caresses sexuelles)

La transmission du HPV est possible même sans verrue apparente, ni aucun symptôme.

La seule façon de s’en protéger est le préservatif. Même s’il n’offre une protection que partielle, le préservatif peut réduire le risque de contracter un HPV. Le préservatif interne (anciennement appelé « féminin ») permet une plus grande protection puisqu’il recouvre la vulve ou la région anale.

Le HPV est propagé lors d’un contact direct avec la zone infectée. 30 types de HPV peuvent être transmis lors d’une relation sexuelle (alors qu’il en existe 200). Ceux-ci peuvent s’attraper lors de n’importe quel contact intime avec une zone infectée.

Le HPV n’est pas héréditaire : le risque qu’une personne peut courir n’est pas influencé par ses gènes.

 

 

Dépistage

Il est difficile de dépister le HPV. En effet, les filles peuvent détecter des lésions visibles en faisant un frottis. Pour ce qui est des garçons c’est plus compliqué.

Il est conseillé d’aller chez un urologue. Et de faire une péniscopie : le médecin examine le pénis à l’aide d’une loupe binoculaire avec application d’acide acétique diluée pour détecter certains types d’anomalies comme les condylomes. En cas de suspicion, un petit grattage du site est réalisé et le matériel est envoyé pour analyse en laboratoire.

Malheureusement tous les cancers liés à l’HPV ne sont pas détectables.

Pour les condylomes

Le dépistage des condylomes se réalise via un examen médical chez un·e médecin généraliste, gynécologue, dermatologue ou proctologue. Le·La médecin inspecte la zone ano-génitale du patient ou de la patiente et peut appliquer un liquide pour faire réagir la partie infectée.

 

 

Traitement

Pour les condylomes

Les condylomes se traitent par des pommades à appliquer localement ou par ablation des verrues via des traitements à l’azote liquide, à l’acide, au laser ou avec un scalpel électrique.

es se traitent par des pommades à appliquer localement ou par ablation des verrues via des traitements à l’azote liquide, à l’acide ou au laser.Très souvent, les verrues réapparaissent même après avoir été traitées localement.

 

 

Protection

La seule façon sûre d’éviter le HPV serait de ne jamais avoir de relation sexuelle… Même si une personne a un seul partenaire, cette personne pourrait être infectée sans le savoir car il n’y a souvent pas de symptômes. Utiliser des préservatifs peut réduire les risques d’une transmission de l’HPV.

Mais ces méthodes ne sont que partiellement effectives. La meilleure stratégie est la vaccination, si possible avant de devenir sexuellement actif, en combinaison avec des tests périodiques.

Pour se protéger des différents types de HPV, il faut utiliser un préservatif (externe ou interne) et une digue dentaire ou un gant en nitrile pour le sexe oral. Pour rappel, le préservatif interne (anciennement appelé « féminin ») recouvre une plus grande surface de la vulve ou de la région anale, ce qui limite la transmission du HPV.

En 2018, il existe trois vaccins différents qui protègent contre certains types de HPV responsables des cancers et des condylomes tant chez les femmes que chez les hommes : certains protègent contre plus de types de HPV que d’autres.

Toutefois, ces vaccins ne protègent pas contre tous les types de HPV, c’est pourquoi il est important de s’examiner à l’œil nu et de se rendre chez un·e gynécologue ou un·e médecin pour effectuer un frottis du col de l’utérus.

Le mieux est de te faire vacciner avec le vaccin qui protège contre 9 souches du HPV, il sera beaucoup plus efficace.

Le vaccin contient des particules identiques à la plupart des types de virus. Mais ces particules ne sont pas actives et ne peuvent donc pas causer une infection. Une fois le vaccin injecté, le système immunitaire de la personne réagit en construisant des anticorps contre ces particules. Le corps construit alors un système de défense qui va combattre le vrai virus dans le cas d’une transmission.

Les vaccins : Gardasil (2006) Ø  Protège contre 4 types de HPV Ø  Protège contre les verrues génitales Cervarix (2007) Ø  Protège contre 2 types de HPV Gardasil 9 (2014) Ø  Protège contre 9 types de HPV Ø  Protège contre les verrues génitales

Les filles et les garçons de l’âge de 9 ans jusqu’à 14 ans. Le vaccin a également été homologué jusqu’à l’âge de 26 ans pour celles/ceux qui souhaitent faire un rattrapage.

Qu'est ce que c'est ?

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire, c’est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie.

Si elle n’est pas traitée, de graves maladies peuvent survenir. Des infections normalement anodines, comme une grippe ou une bronchite, peuvent s’aggraver, devenir très difficiles à traiter ou même entraîner le décès. De plus, le risque de cancer est aussi accru.

Ce qui distingue le VIH des autres virus, c’est qu’il atteint au système immunitaire en prenant le contrôle des cellules T CD4. Ces dernières ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu’un virus se présente.

Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit. Ce faisant, le VIH mine de l’intérieur le système immunitaire qui a pour rôle de le combattre (voir le schéma).

 

Transmission

Le VIH se transmet par les liquides corporels : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Ces fluides corporels ne transmettent le VIH que s’ils sont au contact d’une zone qui le laisse entrer dans l’organisme, une muqueuse. La peau saine est imperméable au VIH.

Le plus souvent, le virus est contracté au cours d’activités sexuelles non protégées ou l’était dans le passé par l’échange de seringues chez les utilisateurs de drogues injectables. Le risque de transmission par des baisers avec échange de salive est nul.

Dans la plupart des pays industrialisés, les rapports de pénétration anale entre hommes constituent la plus importante voie de transmission du VIH. Cependant, la transmission hétérosexuelle a fortement progressé depuis le début de l’épidémie.

Le VIH ne se transmet pas des manières suivantes :

On ne peut pas le contracter par une poignée de main, par la sueur ou les larmes. Il n’est pas véhiculé par des insectes. On ne le contracte pas sur les sièges de toilette, ni en nageant dans les piscines publiques, en partageant la nourriture ou en utilisant le linge, les serviettes ou le téléphone d’une personne infectée.

 

L’épidémie

  • En Amérique du Nord, les premiers signes de l’épidémie sont apparus à la fin des années 1970. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont été les premiers touchés ;
  • Le virus du VIH a été isolé en 1983 ;
  • Le premier traitement antirétroviral, l’AZT, a été découvert en 1987. La trithérapie, associant plusieurs médicaments beaucoup plus efficace, est devenue disponible au milieu des années 1990, puis des traitements antirétroviraux (TAR) de plus en plus puissants permettent de penser qu’un jeune adulte séropositif commençant rapidement son traitement pourra vivre jusqu’à 80 ans ou plus. Avec ces traitements, on arrive souvent à une charge virale indétectable, même si le virus n’est toujours pas éradiqué de l’organisme.
  • Environ 35 millions de personnes dans le monde vivent aujourd’hui avec le VIH. Les deux tiers d’entre elles résident en Afrique subsaharienne1.
  • En Amérique du Nord, 1,3 millions de personnes vivent avec le VIH, en Europe occidentale et centrale, 840 000, et en Afrique Sub-Saharienne 22,9 millions35.
  • En France, 150 00 personnes vivent avec le VIH donc 50 000 ne sont pas suivies donc pas soignées.
  • Le nombre de personnes séropositives augmente dans le monde, avec 2,5 millions de nouvelles contaminations par an et 1,5 millions de décès. Cela est dû à l’amélioration considérable de l’efficacité des traitements.
  • Environ 7000 découvertes de séropositivité en France (chiffres 2012) dont près de la moitié chez les HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes), et 3000 décès du sida dans l’année.
  • Au Canada, 71 300 personnes vivaient avec le VIH en 201136. On estime à 3175 le nombre de nouvelles infections en 2011. Toutefois, cela sous-estime le nombre réel de cas, car on évalue que 25 % des Canadiens infectés par le VIH ignorent l’être.

VIH-Sida, une maladie de mieux en mieux soignée

On sait aujourd’hui qu’une personne séropositive bien soignée présente un risque extrêmement bas de transmettre le VIH lors de relations sexuelles, sous certaines conditions :

- Le traitement est pris régulièrement,

- Il entraîne une charge virale indétectable (ou charge virale sous le seuil des 50  copies/ml dans le plasma pendant plus de 6 mois et au dernier test le plus récent),

- La mesure de la charge virale se fait régulièrement, au moins tous les 3 ou 4 mois,

- Les deux partenaires personne ne présentent pas d’infection sexuellement transmissible.

Aucun traitement ne permet actuellement de guérir le SIDA ni d’éliminer le VIH du corps, même lorsqu’il devient indétectable par les examens. Cela ne signifie pas que le virus soit éradiqué de l’organisme. Cela dit, avec les traitements appropriés, une personne séropositive peut maintenant vivre longtemps. L’infection au VIH est devenue une maladie chronique. Les personnes séropositives restent cependant susceptibles de transmettre le VIH toute leur vie, surtout si elles ne sont pas bien traitées.

Non traitée, l’infection VIH entraîne le SIDA et finit par entraîner la mort. L’infection par VIH se soignant de mieux en mieux, certaines populations à risque relâchent leurs efforts de prévention.

 

Évolution de l’infection vers le sida

  • 1re phase - primo-infection. Dans les semaines qui suivent l’infection, environ le tiers des personnes touchées présentent des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose : fièvre, maux de tête, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires, etc. Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes, mêmes sans traitement.
  • 2e phase – infection asymptomatique. Le virus peut vivre dans l’organisme pendant de nombreuses années sans provoquer de symptômes. La personne peut donc avoir l’impression de ne pas être malade, mais elle est susceptible de transmettre le VIH. La séroconversion - le moment où une personne séronégative (pas d'anticorps dans le sang) devient séropositive(présence d'anticorps dans le sang) - se produit durant cette phase, 1 à 3 mois après l'infection.
  • 3e phase Phase SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) ou à infections symptomatiques. Si elle n’est toujours pas traitée, la personne ressent un ou des symptômes liés à l’infection au VIH (fatigue, diarrhée, gonflement des ganglions, perte de poids, sueurs nocturnes, fièvre, etc.).
  • 4e phase –  Si le nombre de cellules immunitaires (lymphocytes T CD4) devient est très bas et que le corps n’arrive plus à lutter contre d’autres infections ou maladies, le diagnostic de SIDA est posé. Les symptômes de l’infection deviennent plus apparents et constants. De plus, des infections opportunistes peuvent causer d’importants problèmes de santé. Les infections opportunistes sont des infections qui habituellement ne sont pas graves, mais qui le deviennent chez les personnes à très faibles défenses immunitaires. Parmi les maladies opportunistes, on retrouve par exemple la candidose, la pneumonie, la tuberculose, les infections à l’herpès, et aussi des cancers (notamment des lymphomes et le sarcome de Kaposi).

Remarque. Les recherches ont montré que les maladies cardiovasculaires sont plus courantes chez les personnes séropositives, car leur organisme est soumis à un degré plus élevé d’inflammation. On sait que l’inflammation participe à la formation de plaques dans la paroi des artères, ce qui peut gêner la circulation du sang. De plus, des cas de dégénérescence cognitive(par exemple, la maladie d’Alzheimer) reliés à l’infection au VIH ont aussi été rapportés.

Qu'est-ce que c'est ?

La syphilis est une infection sexuellement transmissible (IST) causée par une bactérie appelée Treponema pallidum. Elle se manifeste initialement par l’apparition d'une ulcération non douloureuse au pénis, au vagin ou à l’anus. Si elle n’est pas traitée, la syphilis peut causer des problèmes de santé graves, touchant le coeur et le cerveau.

La syphilis était une cause importante d’invalidité et de mortalité mais elle est beaucoup moins répandue depuis la découverte des antibiotiques, en 1945.

La maladie est peu courante au Canada mais le nombre de personnes infectées a augmenté significativement depuis 1997, ce qui laisse penser que les personnes ne se protègent pas adéquatement pendant les rapports sexuels. En 2006, pas loin de 1 500 cas ont été signalés au Canada.

Les personnes les plus touchées sont les hommes de 25 à 39 ans.

 

Causes

La syphilis peut être transmise lors de relations sexuelles orales, génitales ou anales, avec un partenaire infecté. Plus rarement, elle peut se transmettre par l’échange de seringues ou par une lésion cutanée. Enfin, elle peut se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse.

 

Complications possibles

Une syphilis non traitée peut être très destructrice et entraîner de nombreuses complications telles que des lésions internes ou externes, des troubles cardiovasculaires et de santé mentale graves. Elle peut, dans certains cas, conduire au décès.

Avoir la syphilis augmente aussi les risques de contracter le VIH.

 

Quand consulter?

Si vous avez eu une relation sexuelle à risque non protégée, ou si vous constatez des ulcères, rougeurs ou boutons sur vos organes génitaux, consultez votre médecin pour passer les tests de dépistage appropriés.

1800000

Nombre d’adolescents (10 à 19 ans) vivant avec le VIH dans le monde en 2015.

73000

Autotests VIH vendus en pharmacie.

900000

Femmes enceintes infectées par la syphilis en 2012.

290000000

Femmes souffrant du Papillomavirus.