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Le diabète se traduit par une élévation anormale du taux de sucre dans le sang, aussi appelée glycémie. Cette anomalie est due à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l'insuline, hormone secrétée par le pancréas. Découvrez les différents types de diabète ainsi que leur évolution.

L'hyperglycémie correspond à un taux anormalement élevé de sucre dans le sang. Si elle est communément associée au diabète, elle peut être observée dans d'autres maladies, notamment infectieuses ou inflammatoires, en particulier au niveau du foie. Retour sur les symptômes de l'hyperglycémie, ses conséquences, son diagnostic et son traitement.

 

Hyperglycémie : définition

La glycémie est le terme médical pour désigner le taux de sucre dans le sang. Elle est normale lorsqu'elle est comprise entre 0,70 g/l et 1,10 g/l à jeun, et inférieure à 1,40 g/l après un repas. On considère qu'il existe une hyperglycémie lorsqu'elle dépasse 1,10 g/l à jeun. Et l'on parle de diabète lorsque la glycémie dépasse 1,26 g/l.

 

Les symptômes de l'hyperglycémie

Au début, l'hyperglycémie est asymptomatique ; mais assez rapidement, elle se manifeste par divers signes relativement caractéristiques : une soif permanente, une langue sèche et des urines abondantes, qui engendrent une fatigue importante ainsi qu'une perte de poids malgré un appétit intact.

 

Le diagnostic de l'hyperglycémie

Le diagnostic de l'hyperglycémie s'effectue dans un laboratoire d'analyses médicales, par une simple prise de sang. Celle-ci permet de mesurer le taux de sucre dans le sang et de déterminer ainsi si la glycémie est normale ou trop élevée. Cet examen biologique est réalisé le matin, à jeun.

 

Hyperglycémie : quels sont les risques de complication ?

Une hyperglycémie ponctuelle n'a pas de conséquences graves sur le court terme, mais nécessite d'être surveillée. Car des complications bien plus graves peuvent apparaître sur le long terme.

C'est le cas chez les diabétiques qui risquent une rétinopathie (atteinte des vaisseaux de la rétine) susceptible de conduire à la cécité, une néphropathie (atteinte rénale) susceptible d'évoluer en insuffisance rénale, une neuropathie (atteinte des nerfs) et enfin une atteinte des artères favorisant la formation d'athérome, ce dépôt de cholestérol durcissant la paroi des artères qui s'obstruent peu à peu et exposent à un risque cardiovasculaire.

 

Le traitement de l'hyperglycémie

Le traitement de l'hyperglycémie repose avant tout sur l'alimentation : celle-ci doit exclure au maximum tous les sucres raffinés (sucres rapides contenus dans les produits sucrés, mais aussi glucides lents raffinés), qui provoquent une élévation trop rapide de la glycémie, au profit des aliments complets (pâtes, riz, pain).

A l'inverse, elle doit privilégier les aliments riches en fibres, qui ralentissent l'absorption des glucides (céréales complètes, légumineuses, fruits et légumes).

Les produits laitiers à faible teneur en matières grasses, tout comme les poissons, sont des sources intéressantes de protéines, moins grasses que la viande, donc meilleures pour le cœur. Sodas et jus de fruits sont à éviter.

L'hyperglycémie, comme le diabète, favorise le développement des maladies cardiovasculaires. Il faut également veiller à limiter les autres facteurs de risque cardiovasculaires, tels que l'hypertension artérielle, le tabagisme et le surpoids.

Parallèlement, la pratique régulière d'une activité physique joue un rôle essentiel dans le contrôle de la glycémie, notamment via la consommation de sucres lors de l'effort.

Le sport s'avère également bénéfique pour prévenir les maladies du cœur, grâce à l'oxygénation des muscles et des organes, et à l'augmentation du débit sanguin par un travail accru du cœur.

Des conseils de bon sens, qui devraient faire partie de l'hygiène de vie de chacun, avant même l'apparition d'une hyperglycémie.

Le diabète de type 1, aussi appelé diabète sucré, est le moins fréquent des diabètes. Il est lié à un manque d'insuline ou à un défaut d'action de cette hormone. Le traitement associe régime et de l'insuline.

Diabète de type 1 : qu'est-ce que c'est ?

Le diabète de type 1, appelé autrefois diabète insulinodépendant (DID), représente 10 à 15% des cas de diabète. Il survient le plus souvent chez un sujet non obèse, avant l'âge de 30 ans. Il est dû à la destruction des cellules du pancréas spécialisées dans la production d’insuline : les cellules bêta des îlots de Langerhans.

Causes et facteurs de risque du diabète de type 1

La cause de cette destruction est auto-immune (action anormale du système immunitaire) : l’organisme ne reconnaît plus les cellules bêta de Langerhans et les détruit via des anticorps et des lymphocytes T. Le glucose ne peut alors plus entrer dans les cellules et retourne dans le sang. Résultat : le taux de glucose dans le sang s’élève.

La cause de cette réaction auto-immune est encore inconnue : on ne sait pas exactement pourquoi elle se déclenche chez certaines personnes et non chez d'autres.

Toutefois, plusieurs facteurs favorisants ont été mis en avant :
  • Des facteurs environnementaux encore mal connus comme les toxiques, les virus, etc. D'ailleurs, le diabète de type 1 est souvent associé à d'autres maladies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow, myxœdème idiopathique, maladie d'Addison, maladie de Biermer, vitiligo, maladie coeliaque, etc.) ;
  • Une prédisposition génétique au diabète de type 1 liée à certains gènes du système HLA situé sur le bras court du chromosome 6.

Le diabète de type 1 et la prédisposition génétique

L'histoire naturelle du diabète de type 1 peut se schématiser de la façon suivante : chez des sujets prédisposés génétiquement, les cellules bêta du pancréas sont attaquées par des facteurs extérieurs lors de la phase prédiabétique, qui peut durer plusieurs années. Les fonctions de sécrétion de l'insuline s'altèrent alors progressivement et la tolérance au glucose s'affaiblit. Ces anomalies sont probablement réversibles, du moins dans certains cas. Le diabète de type 1 finit par se révéler soit subitement à la faveur d'un facteur extérieur, soit progressivement par réduction, au dessous du seuil critique (20%), du nombre de cellules ß Langerhansiennes fonctionnelles.

Les symptômes du diabète de type 1

Les symptômes du diabète insulinodépendant dans sa forme typique sont :
  • Une soif vive (polydipsie) ;
  • Des urines abondantes (polyurie) ;
  • Une fatigue ;
  • Un amaigrissement ;
  • Des douleurs abdominales ;
  • Des infections.

Si on tarde à traiter par insuline, il y a un risque d'acidocétose et de coma. Sur le plan biologique, glycémies à jeun et postprandiale (après les repas) sont trop élevées.

Traitement du diabète de type 1

Le traitement associe régime et insuline.

L'ALIMENTATION DU DIABÉTIQUE

Actuellement, on ne parle plus de "régime diabétique" mais d'alimentation adaptée aux diabétiques. En effet, le diabétique peut, à quelques détails près, s'alimenter normalement, à condition que cette alimentation soit équilibrée. La prescription diététique se fait par rapport aux habitudes du patient. Il est primordial de garder ou de ramener le poids à la normale.

Les objectifs principaux recherchés sont au nombre de trois :
  • Assurer un équilibre nutritionnel correct ;
  • Éviter des variations trop importantes de la glycémie : il faut "mesurer" les glucides et adapter sa dose d'insuline rapide à chaque repas ;
  • Corriger les erreurs diététiques accélérant l'athérosclérose.
La répartition calorique globale recommandée est la même qu'en cas de diabète non-insulino dépendant :
  • 45 à 50 % de l'apport énergétique sont fournis par les glucides, que le régime soit normocalorique ou hypocalorique ;
  • 35 à 40 % de l'apport énergétique sont apportés par les lipides ;
  • 15 à 20% par les protides.
Quelques conseils pour que l'alimentation n'apporte que 30% de lipides :
  • Choisir des aliments maigres ;
  • Effectuer des cuissons sans matières grasses : à l'eau, à la vapeur, au four, au gril ou dans les poêles à revêtement antiadhésif ;
  • Privilégier les huiles de tournesol, de maïs ou de pépins de raisin et les réserver pour les salades ;
  • Augmenter la quantité de poissons ;
  • Réduire l'ingestion de graisses saturées pour obtenir la diminution du taux de cholestérol, l'athérosclérose étant l'un des principaux facteurs de mortalité chez le diabétique ;
  • Pour lutter contre l'hypertension artérielle, une restriction modérée en sel est recommandée.

LES GLUCIDES

Le régime hypoglucidique n'est plus conseillé car il entraîne une augmentation néfaste des lipides à long terme.

Il faut privilégier les glucides qui ont le pouvoir hyperglycémiant le plus faible : on conseille les lentilles, les pois cassés, les haricots secs en alternance avec les pommes de terre, les pâtes, le riz, la semoule, les pois chiche et les céréales. Le sucre reste interdit en dehors des repas, et un dessert sucré peut être pris à la suite d'un repas complet comprenant des lipides, des protides et des glucides.

La régularité des apports glucidiques et leur répartition dans la journée sont primordiales quand le diabétique est traité par 2 injections d'insuline semi-lentes. La répartition est variable d'un patient à l'autre et dépend de l'activité physique, des contraintes socioprofessionnelles, du type d'insuline utilisé, du cycle glycémique, etc. Mais en tout état de cause, tout repas, ou toute collation, doit comporter des protides, des lipides et des glucides. Le fruit ne représente donc pas la collation idéale.

LES FIBRES

Elles n'ont aucun rôle nutritif mais sont obligatoires. Mélangées aux aliments, elles ralentissent l'absorption des glucides, diminuent le taux de cholestérol et régularisent le transit intestinal. Légumes verts (poireaux, épinards, salsifis, céleri, bettes, fenouils, asperges), fruits avec peau, pain complet, pain au son, flocons de céréales, farine complète ou de seigle, riz brun complet et légumes secs (pois, fèves, lentilles, haricots secs) sont donc nécessaires.

LES ÉDULCORANTS

Deux types d'édulcorants ("adoucissants") sont utilisés dans l'industrie alimentaire :
  • Les édulcorants de synthèse comme la saccharine et l'aspartame se trouvent dans les boissons dites "light" et dans les yaourts. Ces édulcorants, chimiques ou végétaux, ne sont pas nutritifs ;
  • Les édulcorants de masse (ou de charge). Ce sont des polyols (sorbitol, mannitol, maltilol, xylitol, sirop de glucose hydrogéné ou lycasin). Caloriques, on les trouve dans les chewing-gum "sans sucre" (la mention "sans sucre" au singulier signifiant, en France, "sans saccharose"), dans les chocolats et bonbons "sans sucre" ou "sans sucre cariogène". Il faut savoir qu'un sucre "non cariogène" peut apporter des glucides et des calories.

Le fructose a une place à part et seul un sujet diabétique très bien équilibrépeut en consommer modérément. Il est source de calories et n'est pas un sucre "allégé".

LES PRODUITS DE RÉGIME

Les produits dits "de régime" sont très nombreux. Une lecture soigneuse des étiquettes est alors recommandée. Certains de ces produits sont allégés en glucides mais enrichis en lipides ou en autres nutriments et sont au final normalement caloriques. On trouve sur le marché des produits édulcorés avec un mélange soit d'édulcorants de synthèse et d'édulcorants de masse, soit d'édulcorants de synthèse et de fructose, soit d'édulcorants de synthèse et de saccharose… L'étiquette mentionne parfois le terme "hypoglucidique" ou "pour diabétique".

Le consommateur doit dans ce cas vérifier la valeur énergétique des produits et leur taux de glucides.

QUELQUES PARTICULARITÉS DE L'ALIMENTATION DU DIABÉTIQUE

La régularité des horaires de repas est un facteur important d'équilibre glycémique. En cas d'activité sportive, le régime doit être adapté. La ration énergétique totale et donc la ration glucidique seront augmentées. Une collation supplémentaire avant et après l'effort est souhaitable.

En cas de maladie intercurrente, le patient diabétique ne doit pas sauter de repas. Les glucides seront pris sous forme d'aliments facilement assimilables(potages de céréales, biscottes, purées, pâtes, riz, compotes, tisanes sucrées...).

LE TRAITEMENT PAR INSULINE

L'insuline est le seul médicament du diabète insulinodépendant. Depuis une dizaine d'années, les techniques de fabrication et de purification de l'insuline ont été révolutionnées. Actuellement, le moyen le plus simple est le stylo à insuline. Ainsi, il permet une injection très facile et pratiquement indolore. Le dosage est uniformisé : 100 unités par ml.

Actuellement, un nombre d'injections quotidiennes élevé permet un équilibre glycémique mais impose de fortes contraintes aux patients. Le médecin devra donc choisir comme schéma thérapeutique un compromis entre l'objectif souhaitable et les contraintes acceptables par le patient. L'acceptation d'une insulinothérapie très intensive (dite "optimisée") nécessite plus de trois injections quotidiennes d'insuline et plus de trois contrôles de la glycémie.

Ces dernières années, les progrès de l'autosurveillance et l'avènement des stylos à insuline ont simplifié cette insulinothérapie.

L'INSULINOTHÉRAPIE PAR POMPE

C'est le traitement imitant le mieux la sécrétion physiologique d'insuline. L'insuline est perfusée de manière continue à l'aide d'un pousse-seringue miniaturisé portable à piles. Le débit de base est modifiable et des suppléments de dose sont prévus au moment des repas. Développé aux alentours des années 1980, ce traitement par pompe s'est imposé depuis 1985. L'infusion d'insuline se fait par voie sous-cutanée ou intrapéritonéale.

La pompe à insuline est recommandée pour :
  • Le diabète très instable ;
  • Les femmes désireuses de débuter une grossesse ;
  • Les patients souffrant de complications oculaires ou rénales graves.

 Ce traitement est totalement gratuit pour le patient diabétique (aussi bien la pompe que les consommables).

LES TRAITEMENTS COMPLÉMENTAIRES

  • L'exercice physique est indispensable : on conseille un minimum hebdomadaire de trois séances d'activité physique de deux heures chacune ;
  • Le médecin doit traiter l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie associées ;
  • Le patient doit impérativement arrêter de fumer.

Diabète de type 1 : où en est la recherche ?

La recherche concernant le diabète de type 1 offre des perspectives d'avenir encourageantes.

LE PANCRÉAS ARTIFICIEL

Des pancréas artificiels existent depuis 1980. Ces grosses machines comprennent :
  • Une analyse de la glycémie par électrode à glucose ;
  • Un logiciel capable d'intégrer les valeurs de glycémie et de programmer une quantité d'insuline en fonction des algorithmes physiologiques ;
  • Une pompe à perfusion d'insuline.

Ce type d'appareil très cher au départ, environ 100 000 euros, était utilisé en milieu hospitalier pour la recherche.

Il existe actuellement sur le marché un seul pancréas artificiel miniaturisé etun deuxième devrait voir le jour bientôt.

LES GREFFES DE PANCRÉAS

Le développement depuis 1984 des traitements immunosuppresseurs (ciclosporine, sérum anti-lymphocytaire) a relancé la recherche sur la transplantation pancréatique.

LES GREFFES D'ÎLOTS DE LANGERHANS

Les difficultés de conservation du pancréas, actuellement limitée à 6 heures après le prélèvement, et le recueil d'organe posent de véritables limites à la greffe de pancréas. Les greffes d'îlots de Langerhans consistent à isoler et purifier les îlots de tissu endocrine. On les implante alors dans un site de l'organisme où l'insuline est délivrée par voie portale (foie et cavité péritonéale).

Tous les diabétiques insulinodépendants estiment que la piqûre d'insuline bi ou tri-quotidienne est fastidieuse. C'est pourquoi d'autres modes d'administration de l'insuline sont à l'étude. Le problème majeur reste celui de l'absorption. En effet, l'insuline se dégrade dans l'estomac et le duodénum.

Il est dès lors nécessaire de trouver un mode d'absorption :
  • Soit en dehors : la muqueuse nasale ;
  • Soit au delà : la muqueuse intestinale ou rectale.
Pour ces sites d'absorption possibles, plusieurs difficultés sont non résolues :
  • Pour la voie orale, certains auteurs ont proposé de protéger l'insuline des sucs gastriques en l'encapsulant dans des liposomes ou en l'associant à un surfactant dans une capsule de gélatine entourée d'un polymère acrylique ;
  • Pour la voie rectale, la biodisponibilité est encore très insuffisante car un dosage précis est indispensable ;
  • Pour la voie nasale, des progrès sont en cours mais le risque d'irritation nasale n'est pas encore résolu ;
  • La voix pulmonaire, par inhalation, est beaucoup plus prometteuse et son efficacité est démontrée.

Il s'agit là d'espoirs thérapeutiques quant à l'acceptabilité du traitement du diabète insulinodépendant.

LE LECTEUR DE GLYCÉMIE SANS PIQÛRE

Plus besoin de piqûres au bout du doigt pour déterminer les doses d'insuline à injecter ! C'est la grande avancée que permet le lecteur de glycémie sans piqûre FreeStyle Libre. Le système utilise un filament fixé sur un capteur sur la peau à l’arrière du bras pour relever en continu le taux de glucose. Un boîtier passé au-dessus du capteur "scanne" les mesures. Un an après sa prise en charge par l’Assurance maladie (en juin 2017), ce nouveau système pourrait être utilisé par plusieurs centaines de milliers de patients sous insuline.

Comment surveiller son diabète de type 1 ?

SURVEILLANCE MÉDICALE

Le médecin demande périodiquement des examens qui le renseignent sur :
  • L'équilibre métabolique du diabète ;
  • L'existence de troubles associés présentant un risque d'aggravation du risque vasculaire ;
  • L'existence, la gravité et l'évolutivité des complications dégénératives.

La surveillance de la tension artérielle est fondamentale. Toute élévation des chiffres (TA supérieure à 140/80 par exemple) signifie un risque accru de souffrances oculaires et rénales. Sa constatation conduit le médecin à prescrire des mesures hygiéno-diététiques (telles que la correction du poids et la suppression de l'alcool) et des médicaments antihypertenseurs (inhibiteurs de l'enzyme de conversion).

Des marqueurs biologiques de l'équilibre métabolique sont disponibles :
  • L'hémoglobine glyquée (HbA1C) renseigne sur l'équilibre glycémique au cours des 120 derniers jours. C'est l'examen de référence. Le résultat normal est inférieur à 6 % d'hémoglobine A1C. En cas de traitement insuffisant, le résultat est supérieur à 7,5% et peut aller jusqu'à 12% ;
  • La fructosamine renseigne sur l'équilibre glycémique au cours des deux semaines précédentes.
Le bilan lipidique fait partie intégrante de la surveillance du diabétique :
  • Le diabète mal équilibré favorise l'hyperlipidémie (cholestérol et triglycérides) ;
  • L'hypercholestérolémie est un facteur de risque vasculaire dont les effets se conjuguent à ceux de l'hyperglycémie et de l'hypertension artérielle pour favoriser l'apparition de maladies cardiovasculaires ;
  • Toute réduction du taux de cholestérol sanguin entraîne une diminution de la morbidité vasculaire et même la régression des plaques d'athérome ;
  • Le cholestérol total doit être inférieur à 2 g/l (surtout le LDL-Cholestérol ). Si sa valeur est légèrement supétieure au seuil (entre 2 et 2,60 g/l), le risque athérogène est mieux apprécié par le dosage de l'apolipoprotéine B que par le dosage de l'HDL-cholestérol. Toute hyperlipidémie doit être traitée par médicaments hypolipémiant et grâce aux conseils alimentaires.

L'albumine, premier signe de néphropathie diabétique

La recherche de traces d'albumine (microalbuminurie) est essentielle car la mise en évidence de ce dernier témoigne d'un risque évolutif certain. Non seulement la microalbuminurie représente le premier signe de la néphropathie diabétique (atteinte rénale) mais la mortalité cardiovasculaire est aussi très augmentée en cas de protéinurie. La microalbuminurie témoigne d'une élimination urinaire d'albumine comprise entre 20 et 200 µg/ml. Elle est alors insuffisante pour positiver une bandelette Albustix, mais témoigne toutefois d'une hyperfiltration glomérulaire pathologique. Cette anomalie est réversible avec l'amélioration de l'équilibre glycémique.

On peut résumer ainsi la surveillance :
  • Tous les 3 mois, prise de la tension artérielle, glycémie, hémoglobine glyquée ou fructosamine, cholestérol total, triglycérides (apolipoprotéine B ou HDL-cholestérol), microalbuminurie et uroculture ;
  • Tous les ans, électrocardiogramme, radiographie du thorax, examen ophtalmologique ;
  • A intervalle espacé et selon les besoins, angiofluorographie rétinienne, électrocardiogramme d'effort, scintigraphie du myocarde, Doppler des membres inférieurs et écho Doppler des carotides, etc.

SURVEILLANCE PAR LE PATIENT

Le meilleur surveillant du diabète est le patient lui-même.

Lui seul peut adapter son traitement au jour le jour. La surveillance repose sur des contrôles de glycémie sur sang capillaire. Les recherches de sucre et d'acétone dans les urines présentent aussi leur intérêt car ces paramètres renseignent sur la fonte des lipides (lipolyse) et donc sur le risque d'acidocétose (acétonurie) en cas d'hyperglycémie sévère supérieur à 3g/l. L'autosurveillance de la glycémie est la méthode idéale grâce aux progrès récents : autopiqueurs, bandelettes, lecteurs électroniques.

Les stylos autopiqueurs

Ils permettent, avec une douleur très atténuée, l'obtention d'une goutte. Le patient se pique le majeur, l'annulaire et l'auriculaire, de préférence au niveau des faces latérales peu innervées. Un prélèvement au lobe de l'oreille est également possible. La goutte se sang est ensuite déposée sur une bandelette ou une électrode. Ces derniers permettent de déterminer la glycémie à partir de la couleur de la bandelette ou d'après le courant produit par l'électrode. Les stylos autopiqueurs sont remboursés au tarif interministériel des prestations sanitaires (TIPS).

À noter : le nombre de contrôles quotidiens est à déterminer en fonction du nombre d'injections d'insuline et des objectifs glycémiques. Le contrôle des glycémies avant le repas est le plus important. Le contrôle postprandial (après les repas) permet de réguler l'insuline rapide administrée avant les repas.

Bilan : le patient doit être capable, à partir des taux de glycémie capillaire, de modifier les doses d'insuline qu'il doit s'injecter. Il doit analyser l'évolution des glycémies sur un créneau horaire de la veille pour déterminer la dose d'insuline à injecter le jour même. Il doit néanmoins tenir compte de la glycémie au moment de l'injection pour moduler un peu la dose prévue. Cette éducation fait partie du rôle de l'équipe médicale.

Le diabète de type 2 est aussi appelée diabète gras ou diabète de la maturité. C'est le diabète le plus fréquent : il touche surtout les personnes au-delà de 50 ans qui ont un régime alimentaire déséquilibré. Le diabète de type 2 nécessite un suivi régulier et un traitement adapté pour éviter les complications. 

 

Diabète de type 2 : qu'est-ce que c'est ?

Appelé également diabète gras ou de la maturité, le diabète  non insulino-dépendant (DNID) est une maladie métabolique caractérisée par un excès chronique de sucre dans le sang (hyperglycémie).

La régulation du taux de sucre (glycémie) dans l'organisme fait intervenir :
  • Les apports de sucre (essentiellement par l'alimentation) ;
  • La fabrication "interne" de sucre (essentiellement par le foie) ;
  • L'utilisation périphérique du sucre au niveau des cellules : l'insuline, hormone fabriquée par le pancréas, permet alors aux cellules de capter et utiliser le glucose.

Dans le DNID, il existe une mauvaise régulation de ce système, avec le plus souvent un état d'insulino-résistance : pour maintenir un taux de sucre constant, l'organisme a besoin de plus d'insuline, car celle-ci devient moins efficace. À terme, même de grandes quantités d'insuline ne suffisent plus à utiliser le glucose circulant qui s'accumule dans le sang : c'est l'hyperglycémie.

Finalement, le pancréas se fatigue de cette stimulation permanente et peut alors ne plus fabriquer suffisamment d'insuline : c'est l'insulino-nécessitance.

Ces mécanismes d'insulino-résistance concernent particulièrement les personnes présentant un surpoids.

 

Causes et facteurs de risque du diabète de type 2

Le DNID est une maladie très fréquente qui touche plus d'un million et demi de personnes en France, et ne cesse d'augmenter. Elle représente environ 85 % de l'ensemble des diabètes, et concerne autant d'hommes que de femmes.

Le diagnostic de DNID se fait en général vers 40-50 ans, mais l'âge de début de la maladie est plus précoce.

Il n'existe pas un seul facteur causal de la maladie mais plusieurs facteurs de risque :
  • La génétique et l'hérédité : un facteur héréditaire est très souvent retrouvé ("plusieurs membres de la famille ont du diabète"). Par ailleurs, certaines populations sont particulièrement touchées par le DNID confirmant ainsi son origine génétique ;
  • Le surpoids et l'obésité : entre 60 et 90 % des patients ayant un DNID présentent un surpoids important ;
  • La sédentarité ;
  • La consommation de tabac ;
  • L'hypertension artérielle ;
  • Pour les femmes, la naissance de bébés faisant plus de 4 kilos.

LES DIABÈTES SECONDAIRES

Les diabètes secondaires sont moins fréquents. On peut les retrouver chez les personnes atteintes ou ayant été atteintes de certaines maladies telles que :
  • Atteintes inflammatoires du pancréas (alcool, maladies de surcharge ou de malnutrition...) ;
  • Opérations du pancréas ;
  • Maladies du foie ;
  • Dérèglements endocriniens...

Certains médicaments peuvent également faire apparaître le diabète, de façon temporaire ou permanente (médicaments pour traiter l’hypertension, l’hypothyroïdie ou l’hypercholestérolémie, médicament antiépileptique, etc.)

Tous ces facteurs de risque doivent motiver une surveillance accrue régulière. 

 

Les symptômes du diabète de type 2

L'hyperglycémie chronique est le plus souvent asymptomatique.  Si le diabète est très déséquilibré, des symptômes peuvent apparaître et seront les signes d'une insulino-nécessitance, imposant un bilan médical rapide :
  • Soif importante ; 
  • Envie d'uriner très fréquente (c'est le syndrome polyuro-polydipsique) ;
  • Fatigue (asthénie) majeure ;
  • Amaigrissement.

Certains problèmes de santé sont fréquemment associés au diabète : infections urinaires répétées, mycoses, furonculose, troubles visuels, douleurs ou crampes des jambes, impuissance, pathologie cardiaque ou vasculaire...

 

Le diagnostic du diabète de type 2

Une prise de sang en laboratoire permet de mesurer la glycémie dans le sang.

Un taux de glycémie à jeun supérieur ou égal à 1,26 g/l, à deux reprises, diagnostique le diabète. D'autres dosages peuvent être réalisés : glycémie post-prandiale (2 heures après un repas), glycosurie (présence de sucre dans les urines), hémoglobine glycosylée, ne sont que rarement utilisés pour le diagnostic de diabète, mais peuvent aider au suivi.

L'examen médical complet sera à la recherche de signes pouvant orienter sur l'origine du diabète, et pouvant orienter sur l'existence de complications : évaluation de la surcharge pondérale (poids, taille, répartition des graisses), prise de la tension artérielle, auscultation du cœur et des vaisseaux, examen des réflexes et de la sensibilité des jambes et des pieds en particulier...

Une fois le diagnostic établi, des examens sont systématiques et à répéter régulièrement :
  • Biologiques : bilan lipidique  (cholestérol, triglycérides), recherche d'albumine ou de protéines dans les urines (micro albuminurie, protéinurie), fonction rénale par dosage de la créatininémie ;
  • Paracliniques : fond d’œil (voire angiographie rétinienne), examen cardiovasculaire avec un électrocardiogramme (voire échographie cardiaque, épreuve d'effort, scintigraphie cardiaque, doppler  des artères des jambes et du cou...).

D'autres examens pourront être réalisés plus tard selon les résultats des examens précédents, et selon les symptômes du patient.

 

Évolution du diabète de type 2

Le DNID est une maladie chronique. Il est possible qu'elle entraîne des complications aiguës telles que des comas diabétiques de type acidocétose, hyperosmolarité, acidose lactique... En cause : des traitements mal adaptés, un contexte de maladies particulières associées, d'âge avancé, d'événements brutaux (infection sévère, choc...).

Mais la caractéristique principale du diabète est d'avoir des conséquences néfastes à long terme (complications chroniques) sur certains organes cibles. Ce sont les complications spécifiques du diabète :
  • Sur l’œil : l'atteinte de la rétine (rétinopathie) peut être responsable de cécité si elle n'est pas prise en charge. Elle nécessite un examen ophtalmologique annuel, même en l'absence de troubles visuels ; un traitement au laser peut être réalisé sur les premières lésions ;
  • Sur les nerfs : c'est la neuropathie qui touche surtout les jambes et les pieds, entraînant des douleurs, des crampes, une diminution de la sensibilité, et des plaies des pieds ou orteils (mal perforant plantaire). La neuropathie peut concerner les nerfs des organes comme l'estomac, les intestins, le cœur... et entraîner des troubles de la digestion, une diarrhée, un rythme cardiaque accéléré, etc.
  • Sur le rein : c'est la néphropathie, qui va débuter par une diminution de la qualité du filtre des reins, et qui peut aboutir à l'insuffisance rénale.

Il est particulièrement important de lutter contre les autres facteurs de risque cardiovasculaires en dehors du diabète, notamment en les dépistant : hypertension artérielle, excès de lipides sanguins (dyslipidémie), tabac, obésité, hérédité de maladie cardiaque...

Compte tenu du diabète et des autres facteurs de risque fréquemment associés, les patients ayant un DNID sont plus souvent atteints d'angine de poitrine, d'infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux...

 

Traitement du diabète de type 2

Le diabète doit être pris en charge précocement afin d'en ralentir l'évolution et de limiter les complications. Il existe des moyens médicamenteux ou non.

RESPECTER LES RÈGLES HYGIÉNO-DIÉTÉTIQUES

Le premier traitement ne se trouve pas dans une pilule : il s'agit tout simplement du respect des règles hygiéno-diététiques :
  • L'alimentation doit être équilibrée (comporter des glucides, des lipides, des protéines en respectant une bonne proportion de chaque groupe) ;
  • Le comportement alimentaire est relativement strict : 3 repas par jour minimum ;
  • Les grignotages sont à éviter. Parfois des collations peuvent être mises en place.

Le programme alimentaire sera établi au mieux par un médecin nutritionniste, ou par une diététicienne, afin de tenir compte de chaque situation particulière, et en fonction de pathologies éventuellement associées.

Quelques conseils alimentaires
  • Les glucides ne doivent pas être totalement supprimés, seuls les sucres rapides doivent l'être (sucre, boissons sucrées, confiture, bonbons, glaces...) ;
  • Chaque repas doit comporter du pain ou des féculents en apports limités selon l'existence d'un surpoids, de l'activité physique, de l'âge... ;
  • Les graisses seront limitées, avec utilisation de graisses plutôt d'origine végétale ;
  • Privilégiez la consommation de poisson ;
  • Un régime hypocalorique est le plus souvent conseillé pour réduire un surpoids.

Une activité physique très régulière est indispensable : marche, vélo, natation, gymnastique sont conseillés avec une pratique pluri-hebdomadaire. L'arrêt du tabac est souhaitable, même en cas de consommation tabagique modérée.

Si les règles hygiéno-diététiques ne sont pas efficaces au bout de 3 mois, il sera alors nécessaire d'associer un traitement médicamenteux.

LES TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX 

Ils se constituent des antidiabétiques oraux (ADO) et de l'insuline. Quatre familles de médicaments composent les ADO :
  • Les biguanides ;
  • Les sulfamides hypoglycémiants ;
  • Les inhibiteurs de l'alpha-glucosidase ;
  • Les glinides.

LES BIGUANIDES

Ils sont représentés par la Metformine. Ils favorisent l'action de l'insuline dans l'organismediminuent la production de sucre par le foie ainsi que l'absorption intestinale du glucose. Ils n'ont pas d'action directe sur la sécrétion d'insuline par le pancréas.

Ils sont en général prescrits en première intention chez les personnes présentant un surpoids.

Les effets secondaires des biguanides sont représentés par des troubles digestifs (diarrhée, flatulence, ballonnements), assez fréquents en début de traitement, n'imposant pas leur arrêt sauf troubles majeurs. Ces troubles seront limités en cas d'absorption au cours des repas.

Ce traitement est contre-indiqué chez les sujets âgés, les insuffisants rénaux, insuffisants hépatiques, en cas de troubles cardiaques ischémiques, troubles respiratoires, grossesse... Il doit être interrompu  avant une injection d'iode(pour un examen radiologique) et évité avant une intervention chirurgicale.

LES SULFAMIDES HYPOGLYCÉMIANTS

De nombreux médicaments existent et ils ont une durée d'action plus ou moins longue, selon le composé : carbutamide, glipizide, glibenclamide, gliclazide, glibornuride, glimépiride. Ils agissent directement sur le pancréas en stimulant la sécrétion d'insuline. Ils sont toujours débutés à petite dose à cause du risque d'hypoglycémie.

Ces médicaments sont plus efficaces chez les sujets sans ou avec peu de surpoids.

Les contre-indications sont les sujets âgés (selon le médicament), l'insuffisance rénale avancée, l'insuffisance hépatique, la grossesse, l'allergie aux sulfamides. Ils sont susceptibles de présenter de nombreuses interactions avec d'autres médicaments, qui exposent à des risques d'hypoglycémie.

LES INHIBITEURS DE L'ALPHA-GLUCOSIDASE

Ils agissent surtout sur l'augmentation de la glycémie post-prandiale (après le repas) car ils ralentissent l'absorption des glucides contenus dans l'alimentation. Les effets secondaires sont surtout digestifs (ballonnement, flatulence).

Les contre-indications sont l'insuffisance rénale sévère, les syndromes sub-occlusifs (arrêt progressif ou brutal du transit intestinal), les troubles de malabsorption...

LES GLINIDES

Cette classe agit, comme les sulfamides, sur la sécrétion pancréatique d'insuline. Les effets secondaires de ces médicaments sont surtout des troubles digestifs. Ils sont toujours débutés à petite dose à cause du risque d'hypoglycémie.

Les contre-indications sont les enfants de moins de 12 ans, l'insuffisance rénale avancée, l'insuffisance hépatique, la grossesse et l'allergie.

Les quatre types de médicaments cités ci-dessus peuvent être associés, mais attention aux risques accrus d'hypoglycémie en cas d'association.

L'INSULINE

L'insulinothérapie peut intervenir dans le traitement du DNID dans plusieurs cas de figure :
  • Traitement oral maximal et non suffisant pour l'équilibre du diabète. Dans ce cas, une injection d'insuline peut être associée, en particulier sous forme "bed-time" : ADO + insuline faite au coucher. Les ADO peuvent être également remplacés par 2 injections d'insuline (matin et soir) ;
  • Contre-indications transitoires ou définitives aux ADO : en général 2 injections d'insuline par jour ;
  • Insulino-nécessitance, c'est-à-dire épuisement du pancréas et carence en insuline.

Selon les situations, 3 ou 4 injections voire une petite pompe externe d'insulinesont nécessaires pour équilibrer le diabète (grossesse, intervention chirurgicale en pré ou post-opératoire, problèmes infectieux sévères...).

Seront bien sûr associés au traitement du diabète, la prise en charge de l'hypertension artérielle, d'une dyslipidémie (cholestérol, triglycérides...), et des complications spécifiques. L'objectif final est d'obtenir une normoglycémie(taux de sucre sanguin normal) et de prendre en charge l'ensemble des facteurs de risque cardiovasculaires.

À noter : les traitements médicamenteux du diabète ne dispensent en aucun cas la poursuite des règles hygiéno-diététiques.

LE LECTEUR DE GLYCÉMIE SANS PIQÛRE

Plus besoin de piqûres au bout du doigt pour déterminer les doses d'insuline à injecter ! C'est la grande avancée que permet le lecteur de glycémie sans piqûre FreeStyle Libre. Le système utilise un filament fixé sur un capteur sur la peau à l’arrière du bras pour relever en continu le taux de glucose. Un boîtier passé au-dessus du capteur "scanne" les mesures.

Un an après sa prise en charge par l’Assurance maladie (en juin 2017), ce nouveau système pourrait être utilisé par plusieurs centaines de milliers de patients sous insuline.

 

Vivre avec un diabète de type 2

Le diabète nécessite un suivi médical régulier afin de vérifier l'efficacité du traitement. L'hémoglobine glyquée ou HbA1c doit être contrôlée tous les trois mois par une prise de sang.

D'autres examens doivent être effectués tous les ans :
  • Il est conseillé de voir un ophtalmologue pour dépister une éventuelle complication oculaire ; 
  • Un bilan dentaire est important car il existe un risque important d'abcès ;
  • Un bilan lipidique sera également demandé pour évaluer les risques cardiovasculaires ; 
  • Un bilan biologique rénal permet de déceler une insuffisance rénale ;
  • On demandera au patient d'effectuer un électrocardiogramme et un examen des pieds pour vérifier qu'il n'y a pas de lésions.

Il est également conseillé d'adopter une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité sportive douce.

Loin d'être anodin, le diabète gestationnel est la principale complication de la grossesse. Quels sont les risques pour le bébé ? Quels dangers pour la maman ? Les réponses.

Sédentarité, malbouffe… Le surpoids et le diabète ne cessent de progresser, au point que certains spécialistes parlent d'une épidémie de diabésité. Mais certaines périodes de la vie sont plus à risque, ainsi la grossesse peut être une période critique pour la mère et l'enfant.

 

Diabète gestationnel et diabète pré-gestationnel

Les problèmes liés au diabète durant la grossesse sont de deux types :
  •  Le diabète gestationnel : le diabète est révélé par la grossesse. Ce qui ne veut pas dire que dans certains cas il n'existait pas avant ;
  •  Le diabète prégestationnel : la femme sait qu'elle souffre de diabète de type 1 (elle ne fabrique plus d'insuline) ou de type 2 (une résistance à l'insuline entraîne une dérégulation du taux de sucre dans le sang) avant d'être enceinte.

Le plus risqué est sans aucun doute le diabète gestationnel. Dans ce cas, l'excès de sucre peut passer inaperçu ou être détecté trop tardivement et les conséquences pour l'enfant peuvent être graves (de la prématurité à la survenue de malformations ou le décès, dans les cas extrêmes).

 

Les dangers du diabète gestationnel pour bébé

Si le diabète n'est pas traité pendant la grossesse, le bébé risque :
  • Une macrosomie, autrement dit un poids de naissance supérieur à 4 kg. Cela rend l'accouchement plus difficile avec la nécessité d’avoir recours à des techniques instrumentales (forceps, spatules, ventouses).
  • Une hypoglycémie (glycémie trop basse) à la naissance. Des prélèvements d’une goutte de sang sur une bandelette sont réalisés pour doser la glycémie du nouveau-né.
  • Des malformations nerveuses ou cardiaques,
  • Une mort fœtale in utero (dans les cas les plus sévères).
 

Les dangers du diabète gestationnel pour la mère

Le plus souvent la mère risque :
  • Un accouchement par césarienne, surtout si la femme enceinte présente un surpoids ou une obésité,
  • Une anxiété liée à l’annonce du diagnostic de diabète gestationnel,
  • Une récidive du diabète gestationnel lors d’une prochaine grossesse, 
  • Une hypertension artérielle (HTA) gravidique ou gestationnelle,
  • Une prééclampsie (surtout en cas de surcharge pondérale).

Dans ces deux derniers cas, une surveillance médicale accrue doit être effectuée pour éviter des complications (décollement du placenta, troubles de la coagulation, insuffisance rénaleaccouchement prématuréretard de croissance du fœtus, etc).

 

Comment savoir si vous avez un diabète gestationnel ?

Pour ne pas exposer le bébé à des risques inutiles, il est essentiel de détecter les troubles diabétiques dès le début de la grossesse.

C'est pourquoi une surveillance du taux de sucre dans les urines est pratiquée chez toutes les femmes enceintes (glycosurie) dès la première consultation et lors du suivi mensuel de la grossesse. S'il y a présence de sucre dans les urines, un dépistage du diabète gestationnel est effectué.

En revanche, un dépistage du diabète gestationnel est systématique si vous avez l'un des facteurs de risque suivant :
  • Des antécédents de diabète gestationnel lors d'une grossesse précédente,
  • Des antécédents de macrosomie,
  • Des antécédents familiaux de diabète (père, mère, frères, sœurs),
  • L'âge de la femme enceinte : plus de 35 ans,
  • L'obésité ou le surpoids (IMC supérieur ou égal 25).

Bien sûr, chez celles qui connaissent déjà leurs problèmes de diabète, ce dépistage est superflu. Mais attention : la gestion du problème de diabète de type I ou II est complètement différente lorsque l'on est enceinte ! La régulation du taux de sucre dans le sang doit être extrêmement rigoureuse. Il faut donc absolument demander à son médecin d'adapter le traitement.

 

Traitement d'un diabète gestationnel

Traiter la femme enceinte diabétique est primordial pour éviter les grandes variations du taux de sucre dans le sang. Ainsi, l'emploi d'antidiabétiques oraux devra être abandonné au profit d'injections d'insuline (hormone qui permet de réguler le taux de sucre dans le sang). Car ces piqûres sont le moyen le plus sûr de contrôler la glycémie (taux de sucre dans le sang).

Certes, la pompe à insuline permet théoriquement une adaptation encore plus fine, mais certains médecins insistent sur les risques de panne, notamment durant la nuit.

Enfin, il faut souligner qu'un régime alimentaire adapté et la pratique d'une activité physique régulière est aussi essentiel durant la grossesse. Demandez bien sûr conseil à votre médecin pour effectuer un régime.

Avec un traitement adéquat et un suivi médical régulier, avoir un enfant et une grossesse en bonne santé est tout à fait possible. Les progrès médicaux permettent aujourd'hui de faire de votre grossesse ce moment magique et inoubliable…

L'augmentation du nombre de diabétiques concerne toutes les classes d'âge. Contrairement à une idée reçue, les plus jeunes ne sont pas épargnés. Durant les dix dernières années, on compte 75 % de malades en plus avant l'âge de 4 ans. Découvrez l'essentiel à savoir sur le diabète chez l'enfant.

Le nombre de cas de diabète de type 1 (diabète insulino-dépendant) varie fortement chez l'enfant d'un pays à l'autre. L'incidence est de 0,1 pour 100 000 enfants en Chine et de 36,8 pour 100 000 en Finlande. En France, cette maladie concerne une naissance sur 1 000. Près 10 000 enfants de moins de 15 ans sont diabétiques.

Diabète de type 1 : de plus en plus d'enfants touchés

Entre 1988 et 1997, on a noté une forte augmentation des cas de diabète insulino-dépendant chez l'enfant : 75 % d'augmentation chez les moins de 4 ans et 30 % chez les 4-14 ans. A l'inverse, l'incidence ne semble pas croître chez les 15-19 ans. Cette évolution n'est pas sans conséquence, elle représente au contraire un défi pour la médecine. En effet, avec un diabète débutant dans l'enfance, la durée de suivi est plus longue et donc le risque de complication est plus important. De plus, le diabète de type 2 généralement réservé à l'adulte touche de plus en plus d'adolescents en raison du nombre croissant d'enfants atteints d'obésité.

 

Des causes encore floues du diabète de l'enfant

Pour expliquer cette hausse de l'incidence du diabète de type 1 chez les enfants, plusieurs hypothèses sont avancées. D'un côté, on incrimine des facteurs environnementaux et d'alimentation. On constate ainsi que le nombre de cas de diabète est inversement proportionnel au taux d'allaitement.

De l'autre, des facteurs d'hygiène, l'aseptisation de l'environnement des nourrissons pourraient être susceptibles de modifier le terrain immunitaire général par l'intermédiaire du système digestif. Rappelons que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c'est-à-dire une réaction d'attaque de l'organisme contre ses propres cellules.

En l'occurrence, les victimes sont certaines cellules du pancréas qui secrètent l'insuline, nécessaire à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.

Diabète infantile : un diabète à part à plus d'un titre

Bien qu'ayant de nombreux points communs avec le diabète de l'adulte, plusieurs éléments rendent cette maladie infantile particulière. La précocité de survenue et une évolution sur le long terme augmentent le risque de complications. De plus, l'enfant passe par différentes étapes clés. Ainsi, la puberté est une période sensible de la maladie nécessitant des ajustements du traitement.

Enfin, l'enfant n'étant pas lui-même son propre thérapeute, son environnement socioculturel joue par ailleurs un rôle important dans la bonne prise en charge de la maladie.

Comme pour d'autres pathologies, le risque de difficultés affectives et psychiatriques chez ces enfants est plus élevé que dans le reste de la population. Les études ayant évalué l'augmentation du risque de difficultés psychologiques chez le jeune diabétique ne sont toutefois pas concordantes.

On observe parfois à l'adolescence un déni de la maladie qui donne lieu à une mauvaise observance du traitement, l'injection volontaire de doses excessives ou l'absence d'injection d'insuline. Les conflits affectifs majeurs peuvent s'accompagner chez les enfants diabétiques d'hospitalisations pour hypoglycémie ou acidocétose (hyperglycémie).

Diabète de l'enfant : symptômes et traitement

Le manque d'insuline va induire une soif intense. L'enfant va boire et uriner beaucoup plus que d'habitude. Il souffre parfois à nouveau d'énurésie alors que la propreté de nuit était acquise. A la découverte de la maladie, les douleurs abdominales sont présentes dans environ un quart des cas (23 %).

Les plus grands présentent une grande fatigue et un amaigrissement. Lorsqu'il existe des signes évocateurs chez un enfant ou un adolescent, un dosage du taux de glucose dans le sang suffit en général à confirmer le diagnostic.

En pédiatrie, les insulines sont d'action rapide et intermédiaire, avec en général deux injections par jour. D'injections faciles, elles exigent néanmoins une technique rigoureuse. L'âge auquel l'enfant diabétique peut réaliser les injections lui-même est très variable. Entre 8 et 12 ans, il peut être encouragé à devenir autonome dans la gestion de sa maladie.

D'un point de vue nutritionnel, les apports nécessaires à une croissance et à un développement normaux sont similaires chez l'enfant diabétique et l'enfant bien portant. La régularité des apports alimentaires et la stabilité de la quantité de glucides doivent toutefois être surveillés.

Les activités physiques sont à encourager chez l'enfant diabétique. Toutefois les parents doivent savoir qu'une activité physique intense peut provoquer une acidocétose si l'équilibre glycémique est mauvais.

Les voies de recherche consistent à améliorer les techniques existantes en miniaturisation des techniques d'injections, des capteurs pour la mesure de glucose ou des pompes à insuline.

L'immunothérapie (visant à contrer la réponse immunitaire de l'organisme) et la thérapie cellulaire (qui consiste à greffer des nouvelles cellules de pancréas) sont autant de pistes que la médecine explore aujourd'hui.

Le diabète insipide est provoqué par une anomalie de sécrétion ou d'action d'une hormone secrétée au niveau de l'hypothalamus (ADH). On distingue le diabète insipide central et le diabète insipide néphrogénique.

Contrairement aux autres diabètes de type 1 et de type 2, qui entraînent un taux de glucose trop élevé dans le sang, le diabète insipide, lui, provoque des urines trop importantes (plusieurs litres par jour) et une soif accrue. Il s'agit d'une forme de diabète plus rare.

Le diabète insipide, qu'est-ce que c'est ?

Le diabète insipide est un trouble fonctionnel caractérisé par une incapacité des reins à concentrer les urines. Ce trouble se traduit par par une polydipsie(soif intense) et une polyurie (émission d'une quantité d'urines très importante et diluée).

En effet, la première conséquence de la maladie est que les personnes atteintes urinent des litres d'eau par jour, et, afin de compenser les pertes d'eau, boivent énormément.

On distingue deux sortes de diabète insipide :
  • Le diabète insipide central (DIC) : il est provoqué par une carence en hormone anti-diurétique (ADH) ou vasopressine, qui est fabriquée par l'hypothalamus (région située à la base du cerveau et contrôlant les grandes fonctions de l’organisme). C'est le cas de diabète insipide le plus fréquent ;
  • Le diabète insipide néphrogénique (DIN) : il est provoqué par la résistance du rein à l'hormone anti-diurétique.

COMPRENDRE LE RÔLE DE L'ADH

Lorsque l’hypothalamus et l’hypophyse (glande endocrine située dans le cerveau et contrôlant plusieurs fonctions biologiques) fonctionnent normalement, ils gèrent l’équilibre de l’eau dans le corps. Pour ce faire, ils fabriquent d'abord puis envoient un "messager" dans l’organisme, qui informe les organes quand il faut retenir ou éliminer l’eau.

Ce "messager" est une hormone appelée l'hormone anti-diurétique (ADH) ou la vasopressine.

Causes du diabète insipide

Les causes du diabète insipide sont le plus souvent acquises :
  • Séquelles de traumatisme crânien ;
  • Méningite ;
  • Encéphalite ;
  • Intervention neurochirurgicale dans la région hypothalamo-hypophysaire ;
  • Tumeur du cerveau (craniopharyngiome, métastase de cancers bronchique, mammaire, colique) ;
  • Tuberculose ;
  • Sarcoïdose ;
  • Histiocytose X ;
  • Maladie de Schuller-Christian ;
  • Granulomatose de Wegener ;
  • Parfois une maladie de système (collagénose) avec localisation hypophyso-hypothalamique.

Les diabètes insipides sont également idiopathiques dans 40 % des cas (c'est à dire sans cause retrouvée) et  correspondent à une maladie familiale.

À côté de la forme centrale, il existe un diabète insipide néphrogénique qui peut être héréditaire (récessif lié au sexe : transmis par les femmes et ne se manifestant que chez l'homme) ou secondaire à une maladie rénale chronique(pyélonéphrite, myélome, amylose…) ou encore provoqué par un médicament : sels de lithium, aminosides, anesthésie au méthoxyflurane.

Symptômes du diabète insipide

Cliniquement, la maladie se manifeste de manière brutale ou rapidement progressive par  :
  • Une polyurie (augmentation du volume des urines) importante et permanente. Le volume des urines est augmenté et peut atteindre 8 à 10 litres par jour, et même parfois 15 à 20 litres. Ces urines sont pâles comme de l'eau, peu concentrées, et ne contiennent aucun élément pathologique: ni sucre, ni albumine ;
  • Une polydipsie, c'est à dire que le malade a toujours soif, de manière impérieuse, permanente et insatiable. Il boit sans cesse, beaucoup, le jour, la nuit, et n'arrive jamais à étancher sa soif.

À part cela, le patient est en assez bon état général, sauf s'il est hyper-hydraté(céphalées, nausées), ou déshydraté (lorsqu'il ne peut boire autant qu'il lui est nécessaire). L'examen clinique est normalLes examens complémentaires biologiques courants (ionogrammes sanguin et urinaire) sont normaux, sauf parfois une légère anémie de dilution.

Ce trouble peut être difficile à vivre et provoquer des angoisses, des troubles du sommeil, une anxiété sociale etc.

Le diabète néphrogénique chez le nourrisson qui ne peut manifester sa soif se traduit par une déshydratation grave avec fièvre, vomissements, convulsions.

Diagnostic du diabète insipide

Afin de diagnostiquer le diabète insipide, le médecin demande des épreuves dynamiques :

LE TEST DE RESTRICTION HYDRIQUE

Il permet de déterminer s'il existe encore des possibilités de sécrétion de l'hormone ADH. L'épreuve est pratiquée en milieu hospitalier, pour compenser rapidement une éventuelle déshydratation. Le malade urine, puis on le pèse et il s'allonge dans un lit. Toutes les 15 minutes, on le pèse, on lui prend la tension, et toutes les 30 minutes on recueille les urines dans des bocaux numérotés.

L'épreuve cesse quand le malade présente des signes de désagrément : angoisse, sécheresse des muqueuses, accélération du pouls, baisse de la pression artérielle et du poids.

L'association de la déshydratation et de l'impossibilité par le rein de concentrer les urines malgré la suppression de boissons, permet le diagnostic. Il va sans dire que dans un vrai diabète insipide on ne peut pas mener cette épreuve jusqu'à son terme.

LE TEST À LA VASOPRESSINE

Il permet de reconnaître la carence en ADH. D'autres tests peuvent être pratiqués : les plus utilisés sont les épreuves thérapeutiques, qui utilisent la propriété antidiurétique de certains médicaments.

LE DOSAGE DE L'HORMONE ANTIDIURÉTIQUE

Le dosage permet de montrer, après analyse des résultats, la diminution de l'hormone antidiurétique.

Diabète insipide : le diagnostic différentiel 

Le diagnostic du diabète insipide doit être porté avec certitude, car il existe une maladie au tableau clinique comparable : la "potomanie psychogène". Il s'agit d'un trouble du comportement qui provoque un besoin impérieux de boire : la quantité de liquide ingérée peut même être supérieure à celle absorbée dans un diabète insipide, et est souvent variable d'un jour à l'autre.

Cliniquement, le début de la potomanie est souvent plus brutal, à la suite d'un choc affectif, et le malade présente des troubles psychiatriques (mais pas toujours). Aucun de ces signes n'est absolu, mais il reste indispensable de poser un diagnostic précis car le traitement est très différent.

Il est possible que le diagnostic différentiel du diabète insipide avec la potomanie soit difficile même après les épreuves dynamiques, pour plusieurs raisons : une potomanie prolongée peut inhiber la sécrétion d'hormone ADH (diabète insipide induit), un diabète insipide peut guérir mais continuer de boire beaucoup par habitude, et donc uriner en quantité excessive (diabète insipide auto-entretenu), ou alors il existe des perturbations primitives du centre de la soif (par une lésion ou une tumeur au niveau de l'hypothalamus).

Parfois, le médecin recourt à une épreuve de déconditionnementavec une psychothérapie adaptée. Le but est de persuader le malade de boire moins, avec un régime désodé, éventuellement un médicament antidiurétique qui est remplacé progressivement par un placebo.

Traitement d'un diabète insipide

Le traitement se décide évidemment en fonction de la cause, qui doit être traitée impérativement s'il en existe une. Il faut dans tous les cas ne pas laisser le malade se déshydrater ni s'hyperhydrater et essayer de l'équilibrer avec un régime peu salé.

La desmopressine (MINIRIN) est un analogue de l'ADH dont l'action antidiurétique est puissante. L'administration se fait en général par voie endonasale une ou deux fois par jour.

Il ne faut surtout pas dépasser la dose de prescrite par votre médecin : un surdosage peut conduire à une rétention d’eau et parfois à des convulsions.

ATTENTION AUX DOSAGES ! 

Il est très important d’ajuster les doses données aux enfants et aux nourrissons (souvent et en très petites doses). Chez les personnes qui choisissent l'administration par voie endonasale, la muqueuse nasale peut devenir très sensible. Dans ce cas, le médecin peut conseiller de prendre des comprimés par voie buccale.

100000000

Nombre de diabétiques dans le monde

4000

Nouveaux cas identifiés chaque année en France

7000

Nombre de transplantations de pancréas réussis

300000000

Nombre de diabétiques dans le monde pour 2025