Mais qui est-il ?


Les tumeurs dites cérébrales trouvent leur origine dans le cerveau. On les appelle « tumeurs primitives ». Par facilité, nous utiliseront cependant le singulier ‘cancer du cerveau’ ou ‘tumeur du cerveau’. Il existe de nombreuses sortes de tumeurs du cerveau, qu’elles soient bénignes ou cancéreuses. Les tumeurs varient en fonction des cellules en cause et du degré d’assertivité (grade) de la lésion. 
L’apparition de cancer cérébrale provient majoritairement d’un cancer métastatique. En effet, chez les enfants la plupart des cancers cérébrales sont primitives. Cependant chez les adultes, il s’agit de métastases dans la majorité des cas. Sachant que les cancers métastatiques ont tous la même définition nous n’aborderons ici que les tumeurs primitives.
On classifie donc les cancers cérébraux dans deux types de tumeurs :
- Les tumeurs les plus courantes dérivent des cellules gliales, qui entourent les cellules nerveuses. Nous distinguons différentes catégories de tumeurs gliales (gliomes), telles que les :

  • Astrocytomes
  • Glioblastomes
  • Oligodendrogliomes
  • Ependymomes

- Les autres tumeurs cérébrales ne sont pas issues des cellules gliales. Elles trouvent leur origine dans de différents tissus, telles que les :

  • Médulloblastomes
  • Méningiomes
  • Schwannomes
  • Craniopharyngiomes

 

La ou les causes du cancer du cerveau restent inconnues dans la plupart des cas. Ces pathologies atteignent généralement des individus qui ne présentent aucune prédisposition particulière. Cependant, un certain nombres de facteurs de risque ont été identifiés :

  • Une prédisposition familiale aux tumeurs gliales

Environ 5% des tumeurs cérébrales seraient associées à des anomalies génétiques héréditaires

  • L'exposition professionnelle aux radiations ou à certaines substances chimiques

Par exemple: formaldéhyde, chlorure de vinyle, acrylonitrile,…

  • Le sexe

Dans la mesure où les tumeurs cérébrales sont plus fréquentes chez l'homme que chez la femme

  • Cancer du cerveau : le GSM inquiète

Les dangers liés à l'utilisation d'un GSM/téléphone mobile (Global System for Mobile Communications) n'ont, jusqu'à présent, pas pu être confirmés scientifiquement. Mais les premiers résultats de l’étude internationale "Interphone" jettent un doute sur les risques à long terme. 

Que faire dans ces conditions ? Sur le plan scientifique: poursuivre les études sur les risques du GSM afin de lever les incertitudes qui persistent encore actuellement. Puis, dès aujourd'hui, tenir compte d’un risque potentiel. Quelques conseils d'utilisation Le GSM :

 

  • S’emploie avec modération et pour des conversations courtes
  • Ne s’utilise pas dans un véhicule en mouvement (voiture, train, avion), ce qui l’oblige à fonctionner à pleine puissance
  • Est déconseillé chez l’enfant

Les symptômes du cancer du cerveau sont très variables. Ils dépendent de la taille de la tumeur, de sa nature et de sa localisation. Les anomalies peuvent être directement dues au développement tumoral (destruction de tissus nerveux ou compression de nerfs), mais elles peuvent aussi être réactionnelles (œdème par accumulation de liquide dans le tissu cérébral).

Les symptômes les plus fréquents du cancer du cerveau sont :

  • Maux de tête (surtout marqués le matin)
  • Nausées et vomissements
  • Perturbations de l’élocution, de la vision ou de l’audition
  • Problèmes d’équilibre ou de coordination des gestes
  • Perturbations de l’humeur ou troubles de la personnalité
  • Troubles de la mémoire
  • Difficulté à se concentrer
  • Secousses ou spasmes musculaires
  • Engourdissement des membres ou picotements dans les pieds et les main 

Aucune de ces anomalies n’est automatiquement associée à une tumeur cérébrale. C’est leur persistance qui doit alerter.

Le cancer du cerveau ne peut pas être dépisté de manière systématique. 

Après un examen général du patient, le médecin peut estimer nécessaire de réaliser différentes analyses afin de déceler un cancer du cerveau. Il pourra p.ex. effectuer un bilan neurologique ou recourir à l’imagerie médicale (scanner, résonance magnétique nucléaire, visualisation des vaisseaux sanguins, etc.).

Si une tumeur est ainsi décelée, une biopsie (prélèvement et analyse microscopique du tissu suspect) sera nécessaire pour établir sa nature exacte et déterminer le traitement nécessaire.


1. L’examen neurologique a pour but d’évaluer le fonctionnement du système nerveux par des simples tests.
Lors de celui-ci on examine :

    • la force musculaire
    • les réflexes à l’aide d’un petit marteau
    • les yeux afin de déceler d’éventuels changements causés par une pression intracrânienne accrue.
    • la réaction des pupilles à l’aide d’une lampe.

2. Via une prise de sang, le médecin peut vérifier le taux des marqueurs spécifiques à des tumeurs cérébrales. 

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3. Le scanner cérébral est un examen d’imagerie médicale particulièrement approprié pour déceler des tumeurs cérébrales. Pour réaliser cet examen, il se peut que l’on vous injecte un produit de contraste dans le sang. 

4. La résonnance magnétique utilise des champs magnétiques pour créer des images. Cet examen est souvent utilisé pour déceler des tumeurs cérébrales, habituellement après injection d’un produit de contraste dans le sang.

5. Cet examen permet de visualiser l’apport sanguin dans une  zone du cerveau. Ce n’est pas un examen fréquent pour des tumeurs cérébrales, mais il arrive que le médecin en fasse la demande lorsqu’une tumeur grossit très profondément à l’intérieur du cerveau. 
Il est par exemple utile dans le cas des méningiomes. 

6. Lorsque le médecin décèle une tumeur, il réalise une biopsie, c’est-à-dire un prélèvement pour analyse microscopique du tissu, afin de déterminer sa nature exacte. 

NE LA PRENEZ PAS À LA LÉGÈRE !

La prise en charge d'un cancer du cerveau nécessite une équipe pluridisciplinaire (neurochirurgien, radiothérapeute, oncologue). En fonction du type de tumeur, de sa taille et de sa localisation, différents traitements peuvent être envisagés : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées, administration de corticoïdes,…

Par ailleurs, la stratégie thérapeutique n’est jamais décidée par un seul médecin. Chaque malade chez qui l’on découvre un cancer du cerveau doit faire l’objet d’une Concertation Oncologique Multidisciplinaire (COM),  où sont réunis des médecins des différentes disciplines. Le choix du traitement est le fruit de cette COM. Chaque traitement est donc individualisé.

Les tumeurs de bas grade (peu agressives) peuvent être traitées par chirurgie seule, si l’opération permet l’enlèvement de toute la tumeur. Si ce n’est pas le cas, des traitements complémentaires (radiothérapie, chimiothérapie) peuvent être indiqués. Face aux tumeurs plus agressives, le traitement commence habituellement par la chirurgie, suivie de radiothérapie et de chimiothérapie.


La chirurgie peut avoir différentes visées :

  • diagnostiquer le type de tumeur cérébrale par la prise d’une biopsie
  • retirer entièrement la tumeur, dans un but curatif
  • retirer un maximum de la tumeur afin de ralentir sa progression et d’améliorer les symptômes
  • retirer un maximum de la tumeur afin que d’autres traitements ultérieurs soient plus efficaces (radiothérapie, chimiothérapie)
  • placer un drain pour faire diminuer la pression intracrânienne

Voici quelques opérations chirurgicales possibles en cas de tumeurs cérébrales : 

1. La biopsie guidée

Une biopsie guidée est une biopsie qui s’appuie sur un CT scanner ou un IRM. Elle a l’avantage d’être très précise
Il existe deux types de biopsie guidée :

  • la biopsie stéréotaxique : elle vise à repérer un point ou cible dans le cerveau et à y amener avec précision et innocuité un instrument de biopsie afin de prélever des fragments tissulaires.
  • la neuronavigation : visualisation 3D “virtuelle” du cerveau.

2. La craniotomie

Il s’agit de l’opération la plus fréquente dans le cadre des tumeurs cérébrales. Une craniotomie (ou craniectomie) est une opération consistant à sectionner les os du crâne, généralement pour maîtriser une hémorragie, soulager une compression ou dans le cas présent, pour retirer une tumeur. D’importants progrès techniques comme par exemple la « image guided surgery » permettent au chirurgien une plus grande précision et une meilleure préservation des zones cérébrales à respecter pour éviter au maximum les séquelles. 

3. Un shunt

Certains types de tumeurs cérébrales bloquent la circulation du liquide cérébrorachidien (LCR), ce qui augmente la pression intracrânienne. Cette accumulation de liquide est appelée hydrocéphalie. Pour drainer ce liquide, il est possible de placer un drain ou « shunt » au cours d’une intervention chirurgicale. 
 
Le shunt draine ainsi les excédents de liquide des ventricules cérébraux vers d’autres parties du corps où ils peuvent être résorbés sans problème. 

Drain cérébral

Les traitements plus "généraux" et "classiques" seront également nécessaires comme la radiothérapie, la radiochirurgie, la chimiothérapie ou encore des traitements plus ciblés comme par exemple un traitement anti angiogenèse.