Qu'est ce le cancer ?

Le cancer est une maladie qui est provoquée par les cellules de notre corps. En effet elle provient de la transformation de cellules qui deviennent anormales et profilèrent de manière anarchique.

Ces cellules déréglées finissent par former une masse qui induit ses propres vaisseaux sanguins afin de se nourrir et vivre ; on parle alors de tumeur. Il existe plus d’une centaine de cancers différents.

La tumeur primitive est la tumeur principale à partir de laquelle peuvent s'échapper des cellules cancéreuses qui vont former des métastases dans d'autres parties du corps. Une métastase est une tumeur formée à partir de cellules cancéreuses qui se sont détachées d'une tumeur primitive et qui ont migré par les vaisseaux lymphatiques ou les vaisseaux sanguins dans une autre partie du corps où elles se sont installées. Ce n'est pas un autre cancer, mais le cancer initial qui s'est propagé.

Contrairement aux idées reçues, le terme de tumeur est utilisé pour des pathologies cancéreuses, mais également pour d'autres productions à caractère bénin. Une tumeur maligne est un amas de cellules cancéreuses. Une tumeur bénigne n'est pas un cancer, contrairement à une tumeur maligne. Elle se développe lentement, localement, sans produire de métastases, et ne récidive pas si elle est enlevée complètement. Un kyste peut être considéré comme une tumeur bénigne.

Mais comment apparaît-il alors ?

Un cancer met habituellement plusieurs années à se former, chez les adultes du moins. On distingue 3 étapes :

  • Initiation. Les gènes d’une cellule sont endommagés; cela se produit fréquemment. Par exemple, les substances cancérigènes présentes dans la fumée de cigarette peuvent causer de tels dommages.

La plupart du temps, la cellule répare l’erreur automatiquement. Si l’erreur est irréparable, la cellule meurt. On parle alors d’apoptose ou de « suicide » cellulaire. Lorsque la réparation ou la destruction de la cellule ne se fait pas, la cellule reste endommagée et passe à l’étape suivante.

  • Promotion. Des facteurs extérieurs vont stimuler ou non la formation d’une cellule cancéreuse. Il peut s’agir des habitudes de vie, comme le tabagisme, le manque d’activité physique, une mauvaise alimentation, etc.
  • Progression. Les cellules prolifèrent et la tumeur se forme. Dans certains cas, elles peuvent envahir d’autres parties du corps. Dans sa phase de croissance, la tumeur commence à provoquer des symptômes : saignements, fatigue, etc.

Quelques statistiques

  • Selon l'Institut Nationale du Cancer, en 2011, il y a eu 365 500 nouveaux cas de cancer en France. Cette même année, le nombre de décès liés au cancer était de 147 500.
  • Plus de cas de cancers sont diagnostiqués qu’auparavant, en partie en raison du vieillissement de la population et parce qu’on le dépiste davantage

Le cancer à travers le monde

Les types de cancers les plus fréquents varient d’une région à l’autre du globe. En Asie, les cancers de l’estomac, de l’oesophage et du foie sont beaucoup plus fréquents, notamment parce que l’alimentation des habitants comporte une grande part d’aliments très salés, fumés et marinés. En Afrique subsaharienne, les cancers du foie et du col de l’utérus sont très répandus à cause des virus de l’hépatite et du papillome humain (VPH). En Amérique du Nord ainsi qu’en Europe, les cancers du poumon, du côlon, du sein et de la prostate sont les plus fréquents, entre autres en raison du tabagisme, des mauvaises habitudes alimentaires et de l’obésité. Au Japon, la consommation de viande rouge, qui n’a cessé d’augmenter au cours des 50 dernières années, a fait augmenter de 7 fois l’incidence du cancer du côlon. Les émigrés finissent généralement par avoir les mêmes maladies que la population de leur pays d’accueil.

Des chances de survie incertaines

Aucun médecin ne peut prédire, avec certitude, l’évolution du cancer ni les chances de survie pour une personne en particulier. Les statistiques concernant les taux de survie donnent néanmoins une idée de la façon dont la maladie évolue au sein d’un large groupe de personnes.

Une proportion importante de malades guérit définitivement du cancer. Selon une vaste enquête menée en France, plus de 1 patient sur 2 est toujours en vie 5 ans après avoir reçu le diagnosti1.

 

Le taux de guérison dépend d’une multitude de facteurs : du type de cancer (le pronostic est excellent en cas de cancer de la thyroïde, mais l’est beaucoup moins en cas de cancer du pancréas), de l’étendue du cancer au moment du diagnostic, de la malignité des cellules, de la disponibilité d’un traitement efficace, etc.

La méthode la plus utilisée pour déterminer la gravité d’un cancer est la classification TNM (Tumor, Node, Metastase), pour « tumeur », « ganglion » et « métastase ».

  • Le stade T (de 1 à 4) décrit la taille de la tumeur.
  • Le stade N (de 0 à 3) décrit la présence ou l’absence de métastases dans les ganglions voisins.
  • Le stade M (0 ou 1) décrit l’absence ou la présence de métastases à distance de la tumeur.

Des cancers multiples

Il existe plusieurs types de cancers, qui sont déterminés en fonction de l'histologie, autrement dit la nature du tissu dans lequel ils se développent. Ainsi, on distingue :

  • les carcinomes ; les cellules cancéreuses apparaissent dans un épithélium, c'est-à-dire un tissu recouvrant les surfaces internes (tissu de revêtement des organes) ou externes (épiderme par exemple). Dans cette famille, on distingue les adénocarcinomes qui se développent à partir de l'épithélium d'une glande telle que le sein et la prostate.
  • les sarcomes ; les cellules cancéreuses apparaissent dans un tissu « de support » comme les os, la graisse ou les muscles. On parle d'ostéosarcomes (sarcomes des os), de liposarcomes (sarcomes des tissus graisseux) et de rhabdomyosarcomes (sarcomes des muscles striés).
  • les cancers hématopoïétiques ; le cancer affecte le sang ou les organes lymphoïdes, organes dans lesquels certaines cellules du sang acquièrent leur fonction. C'est le cas, par exemple, des leucémies et des lymphomes.

Chaque type de cancer a ses caractéristiques et ses propres facteurs de risque. Veuillez consulter les fiches suivantes pour plus de détails sur ces cancers.

O

Cancer de l'oesophage
Cancer de l'os

S

Cancer du sein - Chez l'homme
Cancer inflammatoire du sein (CIS)
Cancer du sinus et fosses nasales
E

Cancer de l'estomac

L

Le lymphome
Les leucémies
Leucémie (chez l'enfant)
Leucémie aiguë (adulte)
Leucémie chronique (adulte)
Lymphome hodgkinien (Maladie de Hodgkin)
Lymphomes non hodgkiniens
Cancer du larynx

P

Cancer du pancréas
Cancer de la peau (mélanome)
Cancer de la peau (non-mélanome)
Cancer du poumon
Cancer de la prostate

T

Cancer du testicule
Cancer de la zone tête
Cancer de la thyroïde

F

Cancer du foie

M

Mésothéliome
Myélome multiple (maladie de Kahler)

R

Cancer du rein
Cancer de la rétine

U

Cancer de l'utérus (endomètre)
Cancer du col de l'utérus

V

Cancer de la vessie
Cancer de la vulve